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Liban - Tournée

« Élire un chef de l’État aujourd’hui avant demain », réclame Gemayel depuis la Békaa

L'ancien chef de l'État Amine Gemayel a effectué samedi une tournée dans la Békaa, au cours de laquelle il a notamment mis l'accent sur la nécessité de redynamiser les institutions, et plus particulièrement d'élire un président de la République « aujourd'hui avant demain ». Il n'a pas manqué, par la même occasion, de rendre hommage à « cette région difficile » et à ses habitants qui constituent « le symbole d'un Liban multiconfessionnel et uni ».
Le président sortant du parti Kataëb, accompagné du député Élie Marouni, a entamé sa tournée par une visite à l'archevêché maronite de Zahlé, où il a été reçu par Mgr Joseph Moawad. Après avoir rendu hommage au prélat pour « les soins qu'il apporte à la réalité délicate de la Békaa, mosaïque des confessions », Amine Gemayel est revenu sur la question cruciale du moment, à savoir « la restitution par les institutions de leur rôle naturel ». Il a ainsi appelé les députés à élire au plus vite un chef d'État et a demandé au président du Conseil, Tammam Salam, de stimuler l'action du gouvernement, car, a-t-il dit, « le Liban a besoin de stabilité pour affronter tous les dangers qui le menacent ».
Prié, à l'issue de l'entretien, de donner son avis sur l'appel (de Michel Aoun) à un référendum populaire pour l'élection d'un président, l'ancien chef de l'État s'est dit défavorable à « toute proposition qui ne donne pas la priorité à une élection conforme au régime constitutionnel en vigueur parce qu'elle est de nature à détourner l'attention de cette élection ».

La route du suicide
Le président Amine Gemayel s'est ensuite rendu à l'archevêché grec-catholique de Zahlé où il s'est entretenu avec Mgr Issam Youhanna Darwiche, devant lequel il a stigmatisé la marginalisation de l'échéance présidentielle, définie selon lui comme « une grande erreur à l'égard de la gouvernance, de l'intégration des institutions et de la stabilité ». Se demandant, dans ce cadre, « pourquoi des députés s'abstiennent de se rendre aux séances électorales afin d'élire un président de la République qui rassurerait le peuple », M. Gemayel a affirmé qu'en ne donnant pas la priorité à l'échéance présidentielle, on engage le pays « sur la route du suicide ».
Les deux interlocuteurs ont par ailleurs mis l'accent sur la solidarité des Libanais face aux mouvances terroristes et ont évoqué le rôle louable de l'armée qui « préserve les frontières, le peuple, la sécurité et la stabilité ».

Festival populaire à Hour Taala
Poursuivant sa tournée dans la Békaa, l'ancien chef de l'État s'est rendu à Hour Taala, à l'est de Baalbeck, où un véritable festival populaire lui a été réservé. Il a ainsi rencontré des membres et des figures de tribus de Baalbeck, devant lesquels il a rappelé que « chaque grain de sable du Liban est sacré, sans distinction entre les régions ». Affirmant que « dans notre patrie, nous sommes tous une seule tribu », il a assuré qu' « à Bickfaya, il m'est impossible d'être tranquille quand la Békaa n'est pas tranquille ».
M. Gemayel est également revenu sur la question de l'élection d'un président de la République, qui « œuvrerait pour la solidarité des institutions et consoliderait l'unité nationale dans toutes ses composantes ». Insistant sur cette échéance, il a déclaré que « la stabilité ne sera recouvrée qu'avec le retour des députés à l'hémicycle du Parlement », avant de saluer sur un autre plan « l'armée nationale qui défend Ras Baalbeck, Fakiha et Ersal ».

Btedii
Enfin, le président Gemayel a clôturé sa tournée à Btedii-Deir el-Ahmar par une visite de condoléances à la famille de Soubhi et Nadima Fakhri, assassinés en novembre 2014, stigmatisant « ce crime qui menace la paix civile et le vivre-ensemble », et réclamant que « la justice suive son cours en vue d'arrêter les coupables ».

L'ancien chef de l'État Amine Gemayel a effectué samedi une tournée dans la Békaa, au cours de laquelle il a notamment mis l'accent sur la nécessité de redynamiser les institutions, et plus particulièrement d'élire un président de la République « aujourd'hui avant demain ». Il n'a pas manqué, par la même occasion, de rendre hommage à « cette région difficile » et à ses habitants qui constituent « le symbole d'un Liban multiconfessionnel et uni ».Le président sortant du parti Kataëb, accompagné du député Élie Marouni, a entamé sa tournée par une visite à l'archevêché maronite de Zahlé, où il a été reçu par Mgr Joseph Moawad. Après avoir rendu hommage au prélat pour « les soins qu'il apporte à la réalité délicate de la Békaa, mosaïque des confessions », Amine Gemayel est revenu sur la...
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