Le ministre des Finances, Ali Hassan Khalil, a insisté une nouvelle fois hier sur la priorité de la marche institutionnelle, se prononçant lors d'un iftar organisé par le mouvement Amal dans le village de Khiyam au Liban-Sud, en présence du député Kassem Hachem, de représentants de députés de la région, et de nombreux notables et dignitaires. « Nous devons profiter de la situation de stabilité qui prévaut actuellement au Liban et l'immuniser en définissant une entente politique minimale. Il est impératif de sortir du louvoiement négatif, qui ne fait que paralyser encore plus notre capacité de travailler au services des citoyens et de leurs intérêts », a-t-il souligné. Dans ce sens, « le blocage de la présidentielle ne doit pas être perçu comme une affaire tranchée, qu'il est impossible de changer. Il faut toujours avoir foi dans la possibilité de trouver des issues à tout lorsque prévaut toutefois l'intérêt national sur les intérêts personnels ». Il a généralisé son appel au déblocage au Conseil des ministres et à la Chambre. « Il faut trouver le compromis susceptible de relancer le gouvernement », a-t-il conclu.
Deriane
C'est un appel similaire qu'avait lancé samedi, le mufti de la République, le cheikh Abdellatif Deriane, qui parrainait un iftar organisé par les associations Mohammad Khaled, relevant de Dar el-Fatwa. « Nous appelons le Conseil des ministres à se réunir afin de faciliter les affaires des gens, surtout que notre situation économique est gravement menacée. Je joins ma voix à celles des instances économiques, qui ont lancé un appel le 25 juin pour sauver l'économie du pays avant qu'il ne soit trop tard », a-t-il déclaré devant le député Hani Kobeissi, représentant le président de la Chambre, et le ministre Nouhad Machnouk, représentant le Premier ministre.


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