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Liban - Réactions

Condamnations en série au Liban après les attentats en Tunisie, en France et au Koweït

Les responsables appellent la communauté internationale à agir au plus vite.

Le week-end de barbarie qui s'est écoulé emportant des victimes dans plusieurs pays, de la France à la Tunisie, en passant par le Koweït, a ébranlé l'opinion publique libanaise dans son ensemble ainsi que sa classe politique qui a longuement commenté ces événements sanglants.
Dans un message envoyé aux présidents français et tunisien, François Hollande et Beji Caid Essebsi, ainsi qu'à l'émir du Koweït, cheikh Sabah Ahmad al-Sabah, le Premier ministre Tammam Salam a dénoncé la série d'attentats qui ont touché ces trois pays.
Le président de la Chambre, Nabih Berry, a condamné à son tour, dans un message envoyé à Claude Bartolone et Gérard Larcher, respectivement présidents de l'Assemblée nationale française et du Sénat, « la série noire de la terreur qui a frappé » en France et ailleurs.
L'ancien chef de l'État, Michel Sleiman, a aussi envoyé un message de condoléances aux deux chefs d'État français et tunisien, ainsi qu'à l'émir du Koweït, stigmatisant dans des termes vifs les actes de « terrorisme ambulant » qui ont endeuillé au même moment les trois pays. M. Sleiman a insisté sur la nécessité d'une coopération internationale pour mettre fin au cycle de l'horreur et au terrorisme « qui se répand comme une traînée de poudre ». Selon lui, il est grand temps « de redynamiser le rôle de la coalition internationale pour frapper le terrorisme takfiriste ».
Le chef du Parti socialiste progressiste, Walid Joumblatt, a également pris contact avec les responsables des trois pays. Dans un communiqué publié par son parti, il a estimé que le fait de « cibler la sécurité du Koweït et sa stabilité en cette période difficile à laquelle est confrontée la région arabe suppose le renforcement du climat de l'unité nationale pour couper court à ceux qui en veulent à l'émirat en cherchant à y insuffler la discorde ». Commentant la fusillade aveugle qui a ensanglanté la ville tunisienne de Souss, M. Joumblatt a estimé que cette « agression vise à remettre en cause les réalisations éblouissantes de la révolution tunisienne qui a ouvert une nouvelle page dans l'histoire contemporaine du pays et que certains cherchent à défigurer ».

« Approches différentes... »
« Le terrorisme est parvenu à une nouvelle phase, celle de la mondialisation touchant la majeure partie du globe », a indiqué pour sa part l'ancien Premier ministre Fouad Siniora. « La situation a atteint un plafond dangereux qui n'est plus acceptable », a-t-il dit. « Il n'est plus possible de traiter ce phénomène par de simples dénonciations et réactions verbales. Il faut adopter désormais des approches différentes », a ajouté le chef du bloc parlementaire du Futur, préconisant notamment d'aborder le problème en essayant de plancher sur les raisons qui motivent le terrorisme. Et d'inviter à son tour la communauté internationale représentée par les Nations unies et l'Union européenne à « multiplier les efforts pour combattre ce phénomène avec des moyens efficaces ».
Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a publié un communiqué présentant ses condoléances « aux pays amis et frères », ainsi qu'aux familles des victimes. Le ministère a estimé que le timing des trois opérations terroristes et les objectifs visés – « sécuritaire en France, économique et politique en Tunisie, et communautaire au Koweït » – démontrent que Daech (le groupe État islamique) et compagnie « constituent désormais une menace à la sécurité et à la paix mondiales ».

Le week-end de barbarie qui s'est écoulé emportant des victimes dans plusieurs pays, de la France à la Tunisie, en passant par le Koweït, a ébranlé l'opinion publique libanaise dans son ensemble ainsi que sa classe politique qui a longuement commenté ces événements sanglants.Dans un message envoyé aux présidents français et tunisien, François Hollande et Beji Caid Essebsi, ainsi qu'à l'émir du Koweït, cheikh Sabah Ahmad al-Sabah, le Premier ministre Tammam Salam a dénoncé la série d'attentats qui ont touché ces trois pays.Le président de la Chambre, Nabih Berry, a condamné à son tour, dans un message envoyé à Claude Bartolone et Gérard Larcher, respectivement présidents de l'Assemblée nationale française et du Sénat, « la série noire de la terreur qui a frappé » en France et ailleurs.L'ancien chef de...
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