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Économie

Du « Greferendum » au « Grexit » : récit d’une négociation catastrophe

La réunion de la dernière chance entre la Grèce et ses créanciers a viré au scénario catastrophe après cinq mois de bras de fer, avec une rupture des négociations, précipitant le pays vers un défaut de paiement et une sortie de la zone euro. Il est minuit passé dans la nuit de vendredi à samedi à la Commission européenne lorsque les négociateurs grecs quittent la table. Ils viennent d'apprendre que le Premier ministre Alexis Tsipras a convoqué, sans préavis, un référendum alors que, quelques heures plus tôt, la Grèce se disait prête à continuer à négocier avec ses créanciers. En quelques heures, elle a décidé de franchir la ligne rouge.
À Bruxelles, la stupeur prévaut : le scénario du référendum tombe au pire moment, dans la dernière ligne droite des négociations. « Ce n'est pas la première fois que le gouvernement grec crée du drame encore et encore », persifle le ministre slovaque des Finances, Peter Kazimir.
Yanis Varoufakis, le ministre grec des Finances, arrive tout de noir vêtu. Début des discussions. Assez rapidement, les 18 refusent d'accéder à la demande d'Athènes de prolonger d'un mois le programme d'assistance financière, histoire d'aller au-delà du référendum prévu le 5 juillet. Encore une façon de gagner du temps, se plaint-on dans la salle.
Pendant ce temps, la salle de presse s'agite.
Des rumeurs circulent sur la fin de la réunion et sur une conférence de presse imminente de M. Varoufakis. C'est finalement le Néerlandais Jeroen Dijsselbloem, le patron de la zone euro, qui va prendre la parole. Il annonce d'un ton solennel que le plan d'assistance financière dont bénéficie Athènes depuis 2012 « va prendre fin le 30 juin », trois jours plus tard. La rupture est consommée et la zone euro fait un « saut dans l'inconnu », selon les termes de l'Irlandais Michael Noonan.
C'est une « triste journée pour l'Europe », lance M. Varoufakis, en quittant Bruxelles précipitamment alors que ses collègues continuent leur réunion. La zone euro amputée de l'un de ses membres, une configuration totalement inédite, entame des discussions sur le « plan B », le scénario catastrophe pour lequel tout le monde utilise désormais un euphémisme, « les conséquences ».
On a vécu « un moment historique dans le mauvais sens du terme », conclut une source proche des négociations.

(Source : AFP)

La réunion de la dernière chance entre la Grèce et ses créanciers a viré au scénario catastrophe après cinq mois de bras de fer, avec une rupture des négociations, précipitant le pays vers un défaut de paiement et une sortie de la zone euro. Il est minuit passé dans la nuit de vendredi à samedi à la Commission européenne lorsque les négociateurs grecs quittent la table. Ils viennent d'apprendre que le Premier ministre Alexis Tsipras a convoqué, sans préavis, un référendum alors que, quelques heures plus tôt, la Grèce se disait prête à continuer à négocier avec ses créanciers. En quelques heures, elle a décidé de franchir la ligne rouge.À Bruxelles, la stupeur prévaut : le scénario du référendum tombe au pire moment, dans la dernière ligne droite des négociations. « Ce n'est pas la première fois que...
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