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Nos lecteurs ont la parole - Rana Aïn-Malak Achkar

Nouvelle société et répugnances

On se taquine, chaque minute et chaque seconde sur Facebook. On s'adresse des invitations par-ci, on se prend des selfies par-là, en décolleté ou en bretelles, dos nu, les seins découverts, presque en l'air, bien faits, mais refaits, siliconés, parfaitement ronds, rembourrés d'eau salée ou de gel. Des yeux bien bridés, étirés à l'asiatique comme par un coup de magie, alors que quelques jours auparavant, ils étaient normaux, à la limite fatigués ou cernés ; des sourcils botoxés, « circonflexés », froncés comme des chich-kebabs renversés, des lèvres gonflées sur le point d'exploser, des nez taillés à la Michael Jackson, si fragiles qu'ils risquent de se fracturer par une simple
pression sur les narines.
Retournons aux selfies, à ces photos de groupes interminables, aujourd'hui chez Lara, demain chez Michel. Admirez-moi ! Je suis populaire, mondaine, invitée partout, aimée de tous, demandée...
Une selfie avec « my soul mate », une autre avec mon « bestie » – ce mot le plus détestable dans la terminologie des éloges... Combien se rapproche-t-il du mot bestiole ! Mais revenons-en à ton « bestie », que tu détestes profondément, mais que tu te trouves dans le devoir de complimenter afin d'être acceptée dans ton cercle d'amis pourris.
Et voici une autre photo avec ton ami d'enfance, celui avec qui tu as passé les plus beaux moments de ta jeunesse, celui dont tu refusais les photos les considérant comme « dossier classé ». Le voilà qui ressurgit comme ton « f*** buddy », mais bien sûr en cachette.
Encore du camouflage en grande pompe... Encore des « strike a pose » à la Madonna, sans limite aucune : photos retouchées par le biais de toutes les applications téléphoniques possibles et inimaginables filtrages, photoshop, etc.
C'est le résumé d'une société qui dégage un parfum de répugnance, qui ne connaît plus ses limites.

Rana AÏN-MALAK ACHKAR

On se taquine, chaque minute et chaque seconde sur Facebook. On s'adresse des invitations par-ci, on se prend des selfies par-là, en décolleté ou en bretelles, dos nu, les seins découverts, presque en l'air, bien faits, mais refaits, siliconés, parfaitement ronds, rembourrés d'eau salée ou de gel. Des yeux bien bridés, étirés à l'asiatique comme par un coup de magie, alors que quelques jours auparavant, ils étaient normaux, à la limite fatigués ou cernés ; des sourcils botoxés, « circonflexés », froncés comme des chich-kebabs renversés, des lèvres gonflées sur le point d'exploser, des nez taillés à la Michael Jackson, si fragiles qu'ils risquent de se fracturer par une simplepression sur les narines.Retournons aux selfies, à ces photos de groupes interminables, aujourd'hui chez Lara, demain chez Michel....
commentaires (3)

Le m'as-tu vu à fond la caisse! Il faut bien des Marie Chantal pour le culte des apparences où prévaut le paraître sur l'être!

Dounia Mansour Abdelnour

11 h 27, le 27 juin 2015

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Commentaires (3)

  • Le m'as-tu vu à fond la caisse! Il faut bien des Marie Chantal pour le culte des apparences où prévaut le paraître sur l'être!

    Dounia Mansour Abdelnour

    11 h 27, le 27 juin 2015

  • QUAND L'HÉBÉTUDE... FRAPPE !!!

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    11 h 13, le 27 juin 2015

  • Bassîttâ(h) ! Ttaoûlé bééélik yâ Madame !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    08 h 50, le 27 juin 2015

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