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Liban

Le gouvernement doit déclarer « l’état d’urgence patrimonial », affirme le courant du Futur

Le Comité scientifique pour la préservation du patrimoine et de l'environnement, qui relève du courant du Futur, a mis en garde, hier, contre les graves atteintes au patrimoine à l'échelle urbaine et environnementale au Liban, et plus particulièrement à Beyrouth.
Dans un communiqué publié à l'issue de sa réunion, le comité a décrit ces atteintes comme « une "daechisation" urbaine et environnementale, à l'instar de la "daechisation" intellectuelle, religieuse, culturelle et criminelle qui détruit les civilisations citadines en Syrie et en Irak ». Dénonçant ce style et cette méthode destructifs visant à enrayer la mémoire collective des peuples et de ses composantes sociétaires, le comité a estimé qu'« il est devenu indispensable pour le gouvernement libanais de déclarer l'état d'urgence pour la préservation du patrimoine au Liban, et notamment à Beyrouth, compte tenu de la destruction programmée des constructions patrimoniales et des vestiges archéologiques ».
Le Comité pour la préservation du patrimoine et de l'environnement a appelé les autorités à établir un impôt sur les permis de construire au profit de la municipalité de Beyrouth pour préserver ce qui reste des constructions patrimoniales afin que la municipalité puisse procéder à des expropriations qu'elle exploitera à des fins touristiques ou offrir aux propriétaires un soutien qui les aidera à conserver leurs biens.
Enfin, le comité a exhorté le ministre de l'Intérieur, le président et les membres du conseil municipal et le mohafez de Beyrouth, ainsi que la société Solidere de « dresser des listes de sites et d'éléments archéologiques et historiques (portières, tours, souks...) pour combler la faille que la guerre civile a fait subir à la mémoire collective, au tissu social et à l'urbanisation ».

Le Comité scientifique pour la préservation du patrimoine et de l'environnement, qui relève du courant du Futur, a mis en garde, hier, contre les graves atteintes au patrimoine à l'échelle urbaine et environnementale au Liban, et plus particulièrement à Beyrouth.Dans un communiqué publié à l'issue de sa réunion, le comité a décrit ces atteintes comme « une "daechisation" urbaine et environnementale, à l'instar de la "daechisation" intellectuelle, religieuse, culturelle et criminelle qui détruit les civilisations citadines en Syrie et en Irak ». Dénonçant ce style et cette méthode destructifs visant à enrayer la mémoire collective des peuples et de ses composantes sociétaires, le comité a estimé qu'« il est devenu indispensable pour le gouvernement libanais de déclarer l'état d'urgence pour la préservation...
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