Des habitants de Ersal ont appelé hier le Premier ministre et le Parlement à « faire sortir le village du bazar politique ». « Les habitants de Ersal ne sont pas une monnaie d'échange. Ils veulent vivre dignement », ont-ils affirmé au cours d'une conférence de presse, tenue à la bibliothèque publique de la municipalité de Baalbeck.
Les habitants de Ersal ont appelé au déploiement de l'armée dans la localité pour « empêcher les terroristes de s'attaquer à nos fils » et pour « interpeller tous les terroristes takfiristes qui s'y trouvent ». Ils ont en outre appelé le gouvernement à réclamer le corps de Younes Hojeiry, « tué par des terroristes qui l'ont accusé de collaborer avec le Hezbollah et les services de renseignements de l'armée ». Les habitants ont par ailleurs appelé à œuvrer pour la libération des militaires enlevés et pour faire la lumière sur le sort des habitants enlevés.
La conférence de presse a également été une occasion pour mettre l'accent sur la détérioration de la situation économique, sociale, environnementale, sanitaire et pédagogique à Ersal, en raison de la situation qui y règne. Les habitants ont expliqué que depuis août 2014, date des affrontements entre l'armée et les jihadistes du Front al-Nosra et du groupe État islamique, ils ne peuvent pas accéder à leurs plantations. À cela s'ajoute « le siège militaire, qui porte atteinte aux intérêts des habitants ».
Liban
Des habitants de Ersal appellent le gouvernement à faire la lumière sur le sort de leurs fils enlevés
OLJ / le 25 juin 2015 à 00h00


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