Sur le perron de la présidence, M. Arafat entouré par les journalistes.
(...) Si elle revêt a priori un aspect arabe, l'entrevue marathon – de 9h à 15h – Frangié-Arafat, hier, en présence des ambassadeurs d'Arabie saoudite et d'Égypte, n'en a pas moins abordé principalement les rapports libano-palestiniens et la nécessité de réglementer la coordination entre l'État et la Résistance (...).
L'explication a été franche et totale. (...) La rencontre a permis de régler plusieurs contentieux et a abouti sur le principe de la réactivation de l'accord du Caire et de celui du Melkart, et sur l'urgence d'en appliquer les dispositions par le biais d'un comité de coordination libano-palestinien. (...)
De 9h à midi, le chef de l'État a exposé à ses interlocuteurs (...) le point de vue libanais, discutant (...) avec eux des rapports de la Résistance avec l'État et avec les diverses fractions libanaises.
Au sujet des derniers affrontements, le président de la République aurait manifesté sa désapprobation concernant « le raffinement dans la violence » (...). C'est l'œuvre, aurait ajouté M. Frangié, d'éléments irresponsables. Reconnaissant implicitement ce fait, M. Arafat aurait affirmé au chef de l'État qu'il avait fait tout son possible pour « contrôler » ces éléments. M. Frangié aurait réclamé plus de fermeté à cet égard (...).
C'est à ce stade des entretiens (...) que le brigadier Saïd Nasrallah, ministre de l'Intérieur et en cette qualité même chef du comité supérieur de coordination libano-palestinien, a été convoqué au palais pour participer à l'élaboration d'une série de mesures concrètes susceptibles d'assurer l'application des accords entre l'État et la Résistance (...). Il a été décidé (...) de confier au comité supérieur de coordination la mission de régler sur-le-champ les conflits qui pourraient survenir sur le terrain. (...)


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