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Liban

Joumblatt : Les Beyrouthins ont le droit de s’opposer au projet de Ramlet el-Baïda

Le chef du Parti socialiste progressiste (PSP), Walid Joumblatt, a déclaré hier que les Beyrouthins ont « le droit de s'opposer au projet de Ramlet el-Baïda et de protéger l'une des dernières aires vitales de la capitale ». « Nous les soutenons dans leur mouvement juste d'opposition, pour préserver cette belle plage, comme pour préserver leur droit à s'y baigner gratuitement », a-t-il ajouté dans une déclaration.
Rappelons que depuis quelque temps, les menaces de fermeture planent de nouveau sur la plage de Ramlet el-Baïda, à la suite d'une décision prise par un juge des référés. Dans cette décision, il donne le droit au propriétaire de la plus grande partie de la plage de fermer son accès au public à partir de ses terrains, ce qui équivaut à en interdire l'accès principal tel qu'on le connaît aujourd'hui.
« C'est étrange comment les projets surgissent l'un après l'autre », a relevé M. Joumblatt, soulignant que ceux-ci « visent à étouffer les habitants de la capitale et à les priver du peu d'espaces publics qui restent ». « Comme si on cherchait à transformer Beyrouth en des blocs de ciment vides d'esprit et de vie, où il n'y a de place que pour les riches, alors que les pauvres sont destinés à vivre dans les milieux misérables qui entourent les quartiers riches », a-t-il critiqué.
« Tantôt on parle d'un projet d'une valeur de plusieurs millions de dollars qui va être exécuté dans l'hippodrome de Beyrouth, tantôt de la fermeture d'un terrain à Tarik Jdidé, ou encore du projet de Fouad Boutros qui vise à détruire le tissu social d'Achrafieh, qui a été également menacé, à maintes reprises, de perdre le jardin des Jésuites », a encore déploré M. Joumblatt.
« Aujourd'hui, on parle d'une affaire louche dont l'objectif est de gagner des dizaines de millions de dollars, a dénoncé le chef du PSP. C'est le bien-fonds de Ramlet el-Baïda, qui est la seule plage publique gratuite de la capitale et peut-être du Liban. » Et d'insister que ce projet rappelle « un ancien dossier en suspens, dont aucune solution n'a encore trouvée, comme c'est le cas de nombreux autres projets vitaux ». « C'est le dossier des bien-fonds publics maritimes », a affirmé M. Joumblatt, notant que le fait de ne pas le résoudre constitue un « scandale politique, éthique, social et humain ». « Dans tous les pays du monde, la plage est ouverte à tous les citoyens sans aucune discrimination », a-t-il conclu.

Le chef du Parti socialiste progressiste (PSP), Walid Joumblatt, a déclaré hier que les Beyrouthins ont « le droit de s'opposer au projet de Ramlet el-Baïda et de protéger l'une des dernières aires vitales de la capitale ». « Nous les soutenons dans leur mouvement juste d'opposition, pour préserver cette belle plage, comme pour préserver leur droit à s'y baigner gratuitement », a-t-il ajouté dans une déclaration.Rappelons que depuis quelque temps, les menaces de fermeture planent de nouveau sur la plage de Ramlet el-Baïda, à la suite d'une décision prise par un juge des référés. Dans cette décision, il donne le droit au propriétaire de la plus grande partie de la plage de fermer son accès au public à partir de ses terrains, ce qui équivaut à en interdire l'accès principal tel qu'on le connaît...
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