Rechercher
Rechercher

Liban - Élections

Les jeunes sont déçus de la classe politique et de moins en moins impliqués dans le domaine public

Pourcentage des Libanais satisfaits des prestations de leurs conseils locaux.

Même si la vie démocratique, représentée principalement par des élections régulières, est depuis de longues années paralysée au Liban, ce n'est certainement pas une raison pour s'habituer à l'exception dysfonctionnelle qui semble durer et traîner. Ce n'est pas non plus une raison pour ne pas continuer à raviver inlassablement chez l'électeur la culture de la consultation populaire, pour précisément lui rappeler en définitive ses droits les plus élémentaires, le scrutin étant le moteur même des démocraties.
Tel est le message que tente de diffuser à intervalles réguliers l'Association pour la démocratie des élections (LADE) qui s'évertue à offrir aux citoyens les outils nécessaires pour garder vivace la mémoire de l'exercice démocratique.
Lors d'une conférence de presse, l'association a présenté hier une nouvelle plateforme d'informations, illustrée par des cartes reflétant trois thèmes : le degré de satisfaction des citoyens face aux prestations des conseils municipaux, le degré d'implication des Libanais dans la vie politique et le régime électoral préféré des citoyens. Des outils servant ainsi à renseigner et informer sur des questions fondamentales liées à la vie politique et électorale.
Les cartes font ressortir des chiffres parlants, issus d'une étude effectuée autour des trois thèmes reflétant des réalités constatées par région et par catégorie d'âge. Il ressort ainsi du sondage d'opinion effectué par l'association que le taux d'implication des jeunes dans la vie politique ou partisane est faible. Quelque 57 % de jeunes sont affiliés à des partis politiques dans la Békaa et le Nord. Ils sont 37 % dans le Mont-Liban, 36 % à Beyrouth et 22 % dans le Sud, ce chiffre étant particulièrement éloquent.
Pour les responsables de la LADE, ces chiffres démontrent une attitude de refus chez cette catégorie d'âge, mais, aussi, une perte de confiance dans la classe politique.
Pour le sondage effectué sur le thème de la satisfaction des citoyens face à la prestation des autorités locales, l'étude montre qu'entre 17 % et 18 % des Libanais au Sud et au Mont-Liban sont « satisfaits » de leurs conseils municipaux, contre 14 % dans la Békaa et 6 % à Beyrouth. Le taux de satisfaction tombe à 3 % dans le Nord. La surprise « positive » selon la LADE est toutefois venue des chiffres relatifs à la préférence des Libanais pour le mode de scrutin proportionnel. Au Nord et dans la Békaa, 77 % et 78 % des Libanais respectivement appuient ce mode de scrutin, 66 % au Liban-Sud, 49 % au Mont-Liban et 40 % à Beyrouth.
L'association explique ainsi la portée informationnelle de ces données publiées sur son site (www.lebanonelectiondata.org), soulignant que, dans moins d'un an, les élections municipales et celles des moukhtars auront lieu.
Ces élections avaient été suspendues durant 34 ans au cours de la guerre civile, avant de reprendre en 1997 dans le cadre de la célèbre campagne nationale intitulée « baladi, baldati, baladiyyati » (mon pays, ma localité, ma municipalité), souligne le communiqué de l'association.
La LADE a lancé un appel pressant aux électeurs, candidats, associations, syndicats et secteur privé : « Citoyens et citoyennes, commençons donc par préparer ensemble les prochaines élections locales. Dans moins d'un an, nous pourrons demander des comptes, sanctionner ou récompenser nos conseils municipaux. »
Par la même occasion, tout en effectuant un constat de la situation sur le terrain, les membres de l'association ont tenu à dénoncer « la perte par les citoyens de leurs droits acquis, l'un après l'autre, le recel progressif des informations et des réalités (...), des pratiques que les autorités libanaises multiplient, nous ramenant ainsi des années en arrière ». Et de rappeler enfin que le droit de vote – suspendu jusqu'à nouvel ordre – reste un droit sacro-saint.

Même si la vie démocratique, représentée principalement par des élections régulières, est depuis de longues années paralysée au Liban, ce n'est certainement pas une raison pour s'habituer à l'exception dysfonctionnelle qui semble durer et traîner. Ce n'est pas non plus une raison pour ne pas continuer à raviver inlassablement chez l'électeur la culture de la consultation populaire, pour précisément lui rappeler en définitive ses droits les plus élémentaires, le scrutin étant le moteur même des démocraties.Tel est le message que tente de diffuser à intervalles réguliers l'Association pour la démocratie des élections (LADE) qui s'évertue à offrir aux citoyens les outils nécessaires pour garder vivace la mémoire de l'exercice démocratique.Lors d'une conférence de presse, l'association a présenté hier une...
commentaires (2)

DE LA CLASSE ABRUTIQUE... PLUTÔT !!!

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

19 h 16, le 16 juin 2015

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (2)

  • DE LA CLASSE ABRUTIQUE... PLUTÔT !!!

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    19 h 16, le 16 juin 2015

  • Comme on les comprend... Pourquoi gaspiller leur énergie et leur vie à suivre des hommes qui n'en ont rien à faire de nous et qui nous le prouvent tous les jours? Ils ont tellement plus à offrir et plus de satisfaction à recevoir en s'engageant dans des actions sociales...

    Soraya Naufal

    07 h 01, le 16 juin 2015

Retour en haut