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Liban

« Le Hezbollah n’est plus une résistance, mais une milice », relève Rifi

« Désormais, le Hezbollah est une milice, la résistance ayant chuté depuis qu'elle a dirigé ses armes vers l'intérieur du pays et qu'elle s'est ingérée dans les combats en Syrie », a déclaré hier le ministre de la Justice, Achraf Rifi, au cours d'une interview accordée à la Radio du Liban Libre, et dans laquelle ont été abordés les derniers développements sur la scène locale. Commentant l'information sur une éventuelle mise en place par le Hezbollah de la Brigade de la citadelle, M. Rifi a estimé que cette milice ouvrirait la voie à la formation d'une « armée populaire » similaire aux forces paramilitaires qui ont démoli l'Irak, et qu'il considère comme « un des phénomènes les plus graves que connaît la région ». Le ministre de la Justice a ajouté que ce phénomène néfaste aboutirait à aviver les dissensions entre sunnites et chiites, estimant que « la partie qui encourage son apparition payera le prix le plus fort ». Et le général Rifi d'ajouter que « pour lutter contre le mini-État dont nous voulons protéger nos enfants, nous mènerons un combat civique et politique, à travers notre crédit à l'armée et notre recours aux institutions légales », avant d'appeler à l'élection d'un président de la République et à l'attachement à la déclaration de Baabda.
Sur l'entrée de l'armée dans la localité de Ersal, le ministre a estimé qu' « elle conduirait à la ruine du pays, alors que les habitants de Ersal soutiennent l'armée et sont conscients qu'ils doivent faire face à toute cinquième colonne ».
Par ailleurs, en réponse à une question sur la situation en Syrie, le général Rifi a affirmé que « sans l'appui iranien et russe, le régime de Bachar el-Assad aurait déjà chuté », mettant l'accent sur « son incapacité militaire à récupérer un seul point qu'il a perdu » et exprimant son appréhension concernant une nouvelle étape, « celle du plan B dans lequel Bachar el-Assad se suffirait de Damas en créant une ligne qui relierait la capitale syrienne au littoral syrien à travers le Qalamoun et le jurd de Ersal ».
Quant à l'affaire du procès de Michel Samaha, le ministre de la Justice a affirmé que tout magistrat ayant signé le jugement devrait rendre des comptes, tout en souhaitant « réduire définitivement la compétence du tribunal militaire, à l'instar de tous les pays du monde qui ont aboli les tribunaux spéciaux ».
Au sujet du dialogue entre le bloc du futur et le Hezbollah, M. Rifi a déclaré : « Nous nous querellons à travers les médias et le combat ne se déroule pas sur le terrain. »

« Désormais, le Hezbollah est une milice, la résistance ayant chuté depuis qu'elle a dirigé ses armes vers l'intérieur du pays et qu'elle s'est ingérée dans les combats en Syrie », a déclaré hier le ministre de la Justice, Achraf Rifi, au cours d'une interview accordée à la Radio du Liban Libre, et dans laquelle ont été abordés les derniers développements sur la scène locale. Commentant l'information sur une éventuelle mise en place par le Hezbollah de la Brigade de la citadelle, M. Rifi a estimé que cette milice ouvrirait la voie à la formation d'une « armée populaire » similaire aux forces paramilitaires qui ont démoli l'Irak, et qu'il considère comme « un des phénomènes les plus graves que connaît la région ». Le ministre de la Justice a ajouté que ce phénomène néfaste aboutirait à aviver les...
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