Cela a été tellement annoncé souvent qu'on a l'impression que le disque est rayé. Mais il semble que nous sommes, enfin, proches du dénouement de cette tragédie grecque sans fin. Le FMI et les Européens ont lancé un ultimatum : 48h pour accepter ou refuser un compromis rédigé avant-hier. Tsipras avait prévenu qu'il n'accepterait aucun ultimatum.
Enfin la fin ? Les événements se précipitent pour la Grèce. Il est vrai qu'on n'en peut plus d'annoncer que c'est le jour J, que le compte à rebours a commencé ou que c'est le sommet de la dernière chance. Mais il semble que le FMI et l'Europe soient aussi fatigués que nous de ce feuilleton qui n'en finit pas. Ils ont décidé de faire une proposition de deal à la Grèce. Encore une. Mais celle-ci a une spécificité, c'est une offre « take it or leave it ». À prendre ou à laisser. Et l'ultimatum expire ce vendredi.
Un ultimatum qu'on va repousser une nouvelle fois ? A priori non, car c'est la femme la plus puissante du monde, une fois de plus, qui a pris le dossier en main. La proposition a été rédigée à Berlin, par Berlin, et Merkel veut que ce soit réglé avant un sommet du G7 qui aura lieu toujours à Berlin. Et les points d'achoppement restent nombreux. La réforme du marché du travail, et notamment la capacité de licencier et le niveau du salaire minimum, mais surtout la réforme des retraites avec l'exigence du FMI et des Européens de l'abandon des retraites anticipées et un âge légal de départ à la retraite repoussé.
Déjà des réactions de la Grèce. Tsipras, qui a été exclu des réunions qui ont mené à cette proposition de compromis, avait prévenu : la Grèce n'acceptera aucun ultimatum. Or c'est un ultimatum. Espérons qu'il tiendra sa parole et que nous arriverons enfin au dénouement inéluctable de cette tragédie grecque qui n'a que trop duré. Le compte à rebours a commencé et nous nous rapprochons du jour J. Rendez-vous vendredi.
Cet article est réalisé par Fidus


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