Il y a cinq ans, en mai 2010, près de 700 personnes venant des cinq continents prenaient place à bord des bateaux de la Freedom Flotilla. Un seul cap, Gaza. Un seul objectif, briser le blocus illégal, inhumain, organisé par Israël. On sait ce qui est arrivé. Un acte de piraterie inouï, en plein milieu des eaux internationales. Dix martyrs et des dizaines de victimes blessées et brutalisées par les forces spéciales israéliennes. Ce jour-là nous ne sommes pas rentrés dans Gaza, mais nous avons remporté de manière définitive la bataille de l'opinion publique dans le monde entier. Il n'est plus un pays de par le monde, excepté peut-être les États-Unis, où de manière majoritaire la population ne reconnaisse la souffrance du peuple palestinien et la légitimité de son combat.
Évidemment, cette légitimité populaire ne suffit pas à stopper les politiques d'agressions et d'apartheid de l'État israélien à Gaza et partout en Palestine. Pour la bonne raison que les institutions internationales, les gouvernements aux États-Unis, en France, en Europe mais aussi à différents niveaux, en Égypte, en Inde, en Afrique du Sud, se rendent complices et protègent l'État criminel israélien. Cette politique de complicité vis-à-vis d'Israël se fait, comme bien d'autres politiques malheureusement, contre l'avis des peuples. Il est temps de rendre nos gouvernements comptables de cette complicité criminelle. Et c'est pour cela que des actions comme les flottilles ou le mouvement BDS sont essentiels, car ils mobilisent activement les peuples en solidarité vers la Palestine, se confrontent directement à Israël et obligent les gouvernements à prendre position. Le chemin est encore long, mais le blocus de Gaza, comme le mur et l'apartheid dans le reste de la Palestine tomberont. En attendant, il faut soutenir la résistance palestinienne dans toutes ses composantes, le mouvement BDS et la prochaine flottille de juin 2015.
* Doctorant, militant qui a pris part au convoi humanitaire en 2010.


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