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Économie

Inflation US : accélération en vue

Même si le taux de chômage donne une image du marché du travail un peu plus positive que la réalité, il est difficile de nier que l'économie américaine est proche du plein emploi. La Fed remplit donc la première partie de son mandat. Reste la seconde partie : avoir une inflation à 2 %. Il est indéniable que l'on se situe bien au-dessous de ce seuil, mais cet écart reflète largement l'influence spécifique du pétrole et du dollar. Ces chocs sont en train de s'atténuer. Parmi les différentes mesures possibles de l'inflation, l'indice PCE que privilégie la Fed la situe à 0,3 % sur un an. Les prix de la composante énergétique expliquent une bonne partie de cette exceptionnelle faiblesse. L'indice sous-jacent est un point plus haut. À 1,3 %, il se situe toutefois au-dessous de la cible de la Fed (2 %), de la moyenne 2014 (1,4 %) et de celle des 20 dernières années (1,7 %). L'inflation a subi aussi l'influence du taux de change. Contre un panier de devises, le dollar s'est apprécié de plus de 10 % sur un an. Les modèles de la Fed disent que cela causerait un repli de l'inflation entre 0,2 et 0,4 points. La relation historique suggère que les prix des biens importés ne reflètent encore qu'une moitié environ de l'appréciation du dollar. Ils pourraient donc encore baisser pendant les prochains mois. Depuis mars, le dollar n'augmente plus guère et le cours du pétrole brut a corrigé une partie de sa chute antérieure. À la dernière réunion du FOMC en mars, ses membres considéraient la stabilisation du dollar et des prix de l'énergie comme une condition nécessaire avant d'envisager une remontée durable de l'inflation. Cette condition est en passe d'être remplie. L'indice CPI évolue historiquement sur une tendance d'½ point supérieure à celle de l'indice PCE, mais a souvent les mêmes points d'inflexion. Il montre la voie. En temps normal, la Fed aurait sûrement ignoré les soubresauts de l'inflation causés par des chocs externes, mais à l'aube d'un nouveau cycle monétaire, elle s'est montrée très conservatrice. Les chiffres d'inflation des prochains mois la priveront de toute excuse pour maintenir ses taux à zéro.

Cet article est réalisé par Fidus

Même si le taux de chômage donne une image du marché du travail un peu plus positive que la réalité, il est difficile de nier que l'économie américaine est proche du plein emploi. La Fed remplit donc la première partie de son mandat. Reste la seconde partie : avoir une inflation à 2 %. Il est indéniable que l'on se situe bien au-dessous de ce seuil, mais cet écart reflète largement l'influence spécifique du pétrole et du dollar. Ces chocs sont en train de s'atténuer. Parmi les différentes mesures possibles de l'inflation, l'indice PCE que privilégie la Fed la situe à 0,3 % sur un an. Les prix de la composante énergétique expliquent une bonne partie de cette exceptionnelle faiblesse. L'indice sous-jacent est un point plus haut. À 1,3 %, il se situe toutefois au-dessous de la cible de la Fed (2 %), de la moyenne...
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