La zone euro a enregistré une croissance un peu moins forte que prévu au premier trimestre 2015. Le produit intérieur brut (PIB) de l'union monétaire a ainsi augmenté de 0,4 % sur la période de janvier à mars par rapport au quatrième trimestre 2014, a indiqué mercredi Eurostat, l'agence européenne de la statistique. L'économie a finalement progressé de 1 % sur un an. Les économistes s'attendaient à une expansion de 0,5 % sur un trimestre et de 1,1 % sur un an, c'est donc légèrement moins bon que prévu. Par ailleurs les marchés viennent de prendre connaissance d'un recul inattendu de la production industrielle européenne au mois de mars. Selon Eurostat, l'agence européenne de la statistique, la production industrielle dans l'union monétaire a diminué de 0,3 % sur un mois, mais a augmenté de 1,8 % sur un an, en données corrigées des variations saisonnières.
Les économistes tablaient en moyenne sur une production industrielle stable sur un mois et sur une hausse de 1,1 % par rapport à mars 2014. En février, la production industrielle avait augmenté de 1 % sur un mois et de 1,9 % sur un an, en données révisées. L'estimation initiale faisait état d'une hausse de 1,1 % sur un mois et de 1,6 % sur un an. Le repli constaté en mars par rapport à février 2015 est notamment dû à une baisse de 1,7 % de la production d'énergie, précise Eurostat. Concernant les ventes de détail aux États-Unis, un des éléments-clefs pour juger de la vigueur de la consommation est à l'arrêt total, ce qui vient confirmer la prudence persistante des consommateurs.
Les ventes de détail outre-Atlantique sont en effet restées stables en avril par rapport à mars, pour s'inscrire à 436,8 milliards de dollars. Les économistes tablaient à l'inverse sur une hausse de 0,2 % en avril. Hors automobiles, les ventes de détail ont crû de 0,1 % en avril. Hors essence, elles ont progressé de 0,1 %. Hors automobiles et essence, les ventes de détail ont augmenté de 0,2 % le mois dernier. Par rapport à avril 2014, les ventes de détail sont globalement ressorties en hausse de 0,9 % le mois dernier. Il s'agit du niveau le plus bas depuis octobre 2009. Une nouvelle qui refroidit les marchés qui réduisent leur progression. Le CAC qui évoluait autour des 5 040 points revient au contact des 4 960 points. Le billet vert s'effondre face au yen, et perd 0,45 %, à 119,34 yens. L'euro en conséquence accélère à la hausse et s'adjuge 1,15 % pour revenir au-dessus des 1,13, à 1,1340$.
Cet article est réalisé par Fidus

