La présidente du syndicat des infirmières et des infirmiers du Liban, Hélène Samaha.
La violence contre les infirmières en milieu hospitalier était hier l'un des principaux thèmes abordés lors d'un séminaire organisé à l'occasion de la Journée mondiale des infirmières par le syndicat des infirmiers et infirmières.
Le séminaire, qui s'est tenu à l'hôtel Habtour, à Sin el-Fil, a regroupé des membres du corps médical du Liban et des les pays arabes. Les participants qui sont intervenus sur le sujet de la violence ont cité des études effectuées au Liban montrant que la violence contre le corps hospitalier est un facteur de dégradation de la performance professionnelle des personnes qui en sont les cibles. Cela est spécialement visible aux urgences.
Cette violence pousse les infirmières et les infirmiers à quitter leur travail. Ainsi, une étude effectuée dans six hôpitaux universitaires de Beyrouth a montré que 75 % des infirmières et infirmiers souffrent de stress dû à la violence qu'ils subissent et 39 % d'entre eux pensent quitter leur travail.
Un congrès ayant pour thème la violence contre les infirmières et les infirmiers se tiendra à Beyrouth du 25 au 27 mai. Il regroupera des participants venus de sept pays arabes.
Prenant la parole lors de la session inaugurale du séminaire, la présidente du syndicat des infirmiers et infirmières, Hélène Samaha Noueihed, a souligné qu'un « travail de titan » a été effectué au cours des trois dernières années et qu'aujourd'hui le syndicat regroupe 90 % des infirmières et des infirmiers du Liban. « En outre, depuis décembre dernier, la loi libanaise autorise les réfugiés palestiniens à exercer le métier, a-t-elle noté. Depuis trois ans, nous avons réussi à mettre en place trente projets et nous avons activé notre partenariat avec le ministère de la Santé et l'Unicef. Dans ce cadre, l'institution onusienne nous a versé un don s'élevant à 150 000 dollars », a-t-elle dit.
Parmi les thèmes qui figuraient à l'ordre du jour, il était notamment question des moyens d'attirer les jeunes afin qu'ils exercent le métier et l'unification des examens de fin d'études au Liban pour que les infirmières et les infirmiers disposent d'un même bon niveau dans les quatre coins du pays.
Le Liban compte aujourd'hui 12 000 infirmières et infirmiers alors qu'il a besoin de 37 000.


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