Rechercher
Rechercher

Liban

Kanaan : Plus de 55 % des habitants du Liban ne sont pas libanais

La conférence, hier, sur les réfugiés syriens, au Parlement. Photo Ani

Représentant le chef du Parlement Nabih Berry, Ibrahim Kanaan, député du Metn, a annoncé que « plus de 55 % des personnes vivant au Liban ne sont pas libanaises. Il s'agit principalement de réfugiés syriens et palestiniens. Le nombre de Libanais qui vivent actuellement dans le pays ne dépasse pas les quatre millions d'habitants, alors que le nombre de réfugiés syriens enregistrés auprès de l'UNHCR est de plus d'un million deux cent cinquante mille personnes. Il faut compter aussi plus de 500 000 ouvriers et déplacés syriens non enregistrés auprès des Nations unies et 400 000 réfugiés palestiniens. Tout cela a créé un déséquilibre démographique et un facteur d'instabilité au Liban ».
M. Kanaan a tenu ces propos lors d'une conférence organisée par le Parlement en coopération avec la Banque mondiale et ayant pour thème « Les conséquences de la crise syrienne sur l'entité libanaise ».
Nombre de députés et de délégués d'agences internationales ont pris part à cette conférence organisée pour marquer le soutien que la communauté internationale accorde au Liban suite à la crise en Syrie.
Le député du Metn a indiqué que « la présence des réfugiés syriens et palestiniens pèse négativement sur le Liban de diverses façons. Cette présence est armée et anarchique. Elle génère aussi des divisions politiques et communautaires au sein du pays. L'issue des crises syrienne et palestinienne est inconnue ». « Le Liban, dont les capacités sont limitées, ne peut pas assumer sur les plans économique, sécuritaire et social les charges générées par la crise syrienne ;
le pays ne dispose pas de l'infrastructure nécessaire pour accueillir autant de déplacés », a-t-il dit.
Il a aussi mis l'accent sur « les aides versées au Liban pour que le pays supporte le poids des réfugiés syriens ».
Prenant la parole, le directeur régional de la Banque mondiale Farid Belhajj s'est penché sur le partenariat entre l'institution qu'il représente et le Parlement libanais. « Nous soutenons un nombre important de municipalités qui accueillent des réfugiés syriens. Nous avons entamé le projet du barrage de Bisri, au Liban-Sud, dont le coût, couvert par la Banque mondiale, s'élève à 474 millions de dollars. D'autres projets relatifs à l'infrastructure sont actuellement en cours d'étude », dit-il.
Par ailleurs, à Bar Élias, trois enfants syriens ont été tués quand ils ont mis accidentellement le feu à la chambre où ils habitent avec leurs parents. Il s'agit de Mohammad Fady Loues, né en 2011, et de sa sœur Hala, née en 2013, et de leur cousin Amir Ahmad Louis, né en 2012.

Représentant le chef du Parlement Nabih Berry, Ibrahim Kanaan, député du Metn, a annoncé que « plus de 55 % des personnes vivant au Liban ne sont pas libanaises. Il s'agit principalement de réfugiés syriens et palestiniens. Le nombre de Libanais qui vivent actuellement dans le pays ne dépasse pas les quatre millions d'habitants, alors que le nombre de réfugiés syriens enregistrés auprès de l'UNHCR est de plus d'un million deux cent cinquante mille personnes. Il faut compter aussi plus de 500 000 ouvriers et déplacés syriens non enregistrés auprès des Nations unies et 400 000 réfugiés palestiniens. Tout cela a créé un déséquilibre démographique et un facteur d'instabilité au Liban ».M. Kanaan a tenu ces propos lors d'une conférence organisée par le Parlement en coopération avec la Banque mondiale et ayant...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut