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Liban - L’Éclairage

La vacance présidentielle fragilise la stabilité du Liban, s’inquiètent les grandes capitales

La dynamique menée par Saad Hariri à l’étranger s’inscrirait dans le cadre d'efforts internationaux pour un package deal qui résoudrait l'ensemble des problèmes au Liban.

La question de la stabilité au Liban retient actuellement l'attention de bien des capitales occidentales, en raison de l'absence de signes augurant de la possibilité d'élire prochainement un nouveau président de la République, en raison de l'absence d'accord entre les Libanais, surtout les leaders chrétiens, en dépit du climat de dialogue entre les Forces libanaises et le courant aouniste, et de la rencontre prévue entre Michel Aoun et Samir Geagea. Ces capitales attendent que le temps soit propice à une solution aux crises du Moyen-Orient, de sorte que le nouveau pouvoir au Liban soit représentatif d'un nouveau panorama régional apaisé et ordonné. Plusieurs voix, ces derniers jours, ont ainsi mis en garde contre l'impossibilité de pouvoir préserver la stabilité sans l'élection d'un nouveau chef de l'État, notamment le chef du courant du Futur, Saad Hariri, à Washington, ou le président français François Hollande, qui avait reçu mardi le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, à l'Élysée.


Les développements au Yémen et en Syrie, les contacts égypto-saoudo-russes et turco-saoudo-qataris, pour acheminer de l'aide à l'opposition syrienne au régime, ainsi que les négociations sur le nucléaire iranien devraient inciter l'extérieur à œuvrer pour trouver une solution au Liban, de manière à empêcher son effondrement. Les craintes subsistent, à l'ombre du vide présidentiel, qu'une nouvelle bataille du Qalamoun ait lieu, et que cela se répercute sur la scène interne. Selon un ministre, le Liban ne peut plus attendre les solutions régionales et la mise en place d'une formule globale qui viendrait réglementer le conflit à l'échelle du Moyen-Orient. Le pays est en effet devenu moribond : les institutions sont paralysées, notamment la Chambre qui est exsangue depuis plus d'un an. Cette situation pourrait perdurer après la décision des leaders chrétiens de boycotter toute législation de nécessité, dans la mesure où les projets à l'ordre du jour ne sauraient être placés sous cette étiquette. Les partis chrétiens ont réclamé que des questions, telles que l'octroi de la nationalité aux descendants d'émigrés, la loi électorale et le vote du budget, soient placées à l'ordre du jour, en plus de projets financiers liés à des accords et des prêts. Nabih Berry est actuellement à l'œuvre pour régler le problème avec les députés aounistes, avant de convoquer à une séance législative la semaine prochaine, le 1er mai, dit-on de source parlementaire.


M. Berry s'en est pris à ceux qui refusent de participer aux séances de législation de nécessité et qui veulent l'élection d'un président d'abord, les appelant à cesser de boycotter les séances électorales. Le Hezbollah a adopté la même position, soulignant la nécessité de ne pas paralyser la législation, ce qui creuse encore plus le fossé dans les relations entre Rabieh et la banlieue sud, déjà envenimées par une divergence de points de vue concernant les nominations des responsables sécuritaires. Le Hezbollah, Nabih Berry, Saad Hariri et Walid Joumblatt souhaitent en effet proroger le mandat de ces responsables dans les circonstances, en attendant l'élection d'un nouveau chef de l'État. Michel Aoun, lui, insiste sur ces nominations, estimant qu'il existe des mécanismes qui doivent être adoptés à part celui de la prorogation.


Selon un diplomate occidental, le débat sur le dossier libanais porte actuellement sur la possibilité de conclure un marché englobant la présidence de la République, la présidence du Conseil, le nouveau gouvernement, la loi électorale, la tenue des législatives et la présidence de la Chambre. La dynamique menée par Saad Hariri à l'étranger s'inscrirait dans ce cadre. Après Washington, M. Hariri devrait ainsi se rendre en Russie, à la suite des positions de ce pays concernant la crise yéménite, notamment la non-utilisation par Moscou de son droit de veto au Conseil de sécurité contre la résolution 2216.


Ce marché global à l'échelle de la région pourrait être à l'étude lors du prochain sommet de Camp David. Des sources diplomatiques n'écartent pas, dans ce cadre, que la présidence de la République soit enfin affranchie des limbes dans lesquels elle se trouve avant la signature de l'accord final sur le nucléaire iranien, c'est-à-dire après l'accord de Camp David, où le Liban serait à l'ordre du jour. Pour un pôle du 14 Mars, le Hezbollah pencherait plutôt actuellement pour l'élection d'un président, après les récents développements au Yémen et en Syrie, afin de s'assurer sa part d'influence avant qu'un marché global en sa défaveur ne se mette en place.
Parallèlement, des sources du 14 Mars soulignent qu'il est totalement exclu de toucher à l'accord de Taëf, comme le souhaitent franchement certaines parties du 8 Mars. Le Vatican, Paris, Washington, Riyad et d'autres capitales de décision sont d'accord sur ce point et soutiennent une application complète de l'accord, ainsi qu'une amélioration de la pratique du pouvoir plutôt qu'une révision de la formule. D'autant que cette dernière pourrait constituer une issue de secours, un modèle de gestion du pluralisme pour les pays en crise dans la région.

 

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commentaires (4)

Tout le monde s'inquiete sur notre sort excepter nos politiciens polichinelles qui continuent a chantonner "Tout va tres bien Madame la Marquise....."

sancrainte

21 h 24, le 30 avril 2015

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Commentaires (4)

  • Tout le monde s'inquiete sur notre sort excepter nos politiciens polichinelles qui continuent a chantonner "Tout va tres bien Madame la Marquise....."

    sancrainte

    21 h 24, le 30 avril 2015

  • Le politicard de Rabieh, général de pacotille, n'est plus à 82 ans un homme politique de ce temps. Ces attitudes rétrogrades et obsolètes ont fait leur temps. Elles seraient bonnes, peut-être, pour une tribu de la savane africaine mais pas du tout pour le Liban de 2015.

    Annie

    13 h 04, le 30 avril 2015

  • Bien au contraire : un casse-tête et pieds à solutionner en moins !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    10 h 36, le 30 avril 2015

  • ELLE NE FRAGILISE PAS SEULEMENT... ELLE DÉTRUIT LE PAYS... QUAND UNE SEULE COMMUNAUTÉ PAR LA FORCE DES ARMES IMPOSE SES VUES ET SA VOLONTÉ !!!

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    07 h 33, le 30 avril 2015

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