Le FOMC ne modifiera pas la politique monétaire US à la réunion des 28 et 29 avril et ce statu quo recueillera le soutien unanime des membres votants. Il est probable aussi que le communiqué restera évasif sur les intentions de la Fed à court terme. À première vue, cette réunion n'a pas grand intérêt. Toutefois, pour la réflexion de la Fed, elle compte beaucoup. Tout d'abord, la Fed a exprimé son intention de sortir de la politique de taux zéro pratiquée depuis la fin 2008. Bien que la Fed ne se déclare plus « patiente », elle le reste dans les faits. Or si l'inaction dure trop longtemps, on risque de mettre en doute sa résolution à monter les taux, et donc sa crédibilité. Par ailleurs, la Fed se présente comme dépendante des données économiques. Il y a là un sujet de débat intéressant puisque le T1 a été marqué par une majorité de chiffres médiocres et inférieurs aux attentes. Les membres du FOMC sont-ils convaincus qu'il s'agit d'un trou d'air temporaire, surtout affecté par quelques aléas ponctuels ?
Même si un rebond au T2 est probable, ne seront-ils pas enclins à abaisser un peu leurs perspectives de croissance pour les prochains trimestres ?
Un nombre croissant de commentaires récents venant de la Fed ont porté sur la forte appréciation du dollar (graphe), dont l'impact est a priori négatif sur les exportations, l'inflation et les profits des sociétés. Le FOMC serait assurément moins hésitant à tenter une première sortie si le dollar était un peu moins fort.
Cet article est réalisé par Fidus

