Le secrétariat général du 14 Mars, réuni hier à Achrafieh sous la présidence de son coordinateur général, Farès Souhaid.
Réuni hier en son siège à Achrafieh, sous la présidence de Farès Souhaid, le secrétariat général du 14 Mars a examiné l'impact des guerres dans la région sur les pays voisins ainsi que sur l'Europe, « comme l'ont montré les événements de Paris et de Copenhague, ainsi que le naufrage de chalutiers en Méditerranée ». « L'Union européenne s'est lavé les mains des événements de la région, croyant qu'ils resteront limités au monde arabe, mais elle vient de découvrir que son mutisme a contribué à les transposer jusque chez elle », indique le communiqué publié au terme de la réunion.
Le secrétariat général du 14 Mars en a appelé ensuite à la communauté arabe et occidentale pour lui demander d'« user de pressions sur les centres de décision afin qu'un terme soit mis à une violence dont les conséquences affectent tout le monde ». Il a également invité l'UE à traiter les clandestins qui échouent sur ses rivages « de manière humaine, sans que celle-ci ne soit en contradiction avec le principe de la sécurité nationale de chaque État », avant de relever que les crimes commis, que ce soit par les forces du régime syrien, Daech (éponyme du groupe État islamique) ou les milices qui profilèrent dans la région, se ressemblent toutes dans la mesure où elles ciblent des innocents toutes appartenances ethniques ou communautaires confondues.
Le secrétariat général du 14 Mars a ensuite invité les Libanais à préserver leur unité, face à ces dangers, et à se dépêcher d'élire un président de la République « pour poursuivre l'édification de l'État qui est seul capable de protéger la population ». « Les Libanais ont pu voir d'eux-mêmes hier (lundi) qui arme les forces régulières et savent très bien qui arme les milices au détriment de l'État et qui envoie des explosifs au Liban pour provoquer une discorde islamo-chrétienne », a-t-il noté, dans une allusion, respectivement, au don militaire français à l'armée, financé par l'Arabie saoudite, à l'armement du Hezbollah par l'Iran et au procès Samaha. « Nous continuerons de lutter pour un passage vers l'État », a conclu le secrétariat général du 14 Mars.


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