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Liban - Diplomatie

À Washington, Hariri évoque avec Kerry la nécessité de sanctuariser le Liban de la crise régionale

Le chef du courant du Futur, hier, à Washington, en pleine conversation avec le secrétaire d’État US John Kerry. Photo Dalati et Nohra

Dans le cadre d'une offensive destinée à sanctuariser le Liban de la crise régionale, le chef du courant du Futur, le député et ancien Premier ministre Saad Hariri, a été reçu hier à Washington par le secrétaire d'État américain John Kerry, en présence des anciens députés Bassem Sabeh et Ghattas Khoury, de son chef de cabinet, Nader Hariri, et de sa conseillère pour les affaires américaines, Amal Mdallali.
Recevant M. Hariri, M. Kerry a rendu hommage à ses efforts « pour la modération et pour des compromis politiques réfléchis, dans le but de faire avancer » le Liban – « et ce en dépit de défis très difficiles à relever ».
« Nous sommes particulièrement, ici aux États-Unis, engagés à préserver la stabilité et la sécurité du Liban. Nous sommes impatients de voir la présidence de la République finalement occupée et de voir les retombées de Daech, d'al-Nosra et de la Syrie éloignées du Liban, de sorte que le Liban puisse vraiment avoir sa souveraineté respectée et son avenir protégé et garanti », a indiqué le secrétaire d'État américain.
Et M. Kerry d'ajouter : « Nous avons donc beaucoup à dire, parce qu'en ce moment, il y a environ 1,2 million de réfugiés qui ont quitté la Syrie pour le Liban, ce qui déstabilise le pays. Nous sommes très opposés à des entités comme le Hezbollah et d'autres, qui usent de certains lieux au Liban et à proximité comme des pions dans cette lutte. Et nous appelons l'Iran et le régime Assad à respecter l'intégrité du Liban, et à lui permettre, ainsi qu'à ses habitants, de pouvoir trouver la paix et la stabilité dont ils rêvent depuis si longtemps. »
« Je sais que M. Hariri reste très actif et qu'il est très important pour la politique de son pays », a-t-il noté, avant de conclure en exprimant sa volonté de maintenir le soutien de Washington à « l'armée libanaise, aux forces de modération et à ceux qui veulent travailler ensemble pacifiquement pour assurer au peuple libanais l'avenir qu'il mérite ».

« La fermeté perdure »
« Le Liban traverse une période très difficile, et la région également. L'implication de certaines factions comme le Hezbollah et l'Iran – au Liban, en Syrie, en Irak ou au Yémen – a augmenté jusqu'à atteindre un point extrêmement dangereux. Nous pensons que l'Iran a du bon – un pays avec lequel nous devons tous traiter –, mais nous croyons qu'interférer au Liban n'est pas quelque chose que nous aimerions en tant que Libanais », a indiqué de son côté le chef du courant du Futur.
« Je tiens à vous remercier pour le soutien que vous accordez à l'armée libanaise, (...) qui est la base de notre sécurité. Nous faisons face à Daech, à al-Nosra et à el-Qaëda à nos frontières. Nous avons 1,2 million de réfugiés, comme vous l'avez dit, et nous devons élire un président », a-t-il ajouté.
M. Hariri et la délégation qui l'accompagne ont ensuite été reçus par le directeur de la planification politique au sein du département d'État, David McKean, pour poursuivre l'entretien initié avec M. Kerry.
À l'issue de cette rencontre, M. Hariri a indiqué aux journalistes que le secrétaire d'État américain pressait toutes les parties à élire un président de la République, en dépit des clivages actuels au Liban. Estimant que le pays était pris dans la tempête et évoquant « les divergences radicales de points de vue entre le Hezbollah et nous, concernant la Syrie, l'Irak et le Yémen », le chef du Futur a indiqué : « Nous tentons, autant que possible, de tenir le Liban à l'écart de ces divergences pour ne pas connaître des phases d'instabilité. Nous avons réussi, jusqu'à présent, à sanctuariser le Liban, et c'est ce qui nous importe dans tous les dialogues que nous menons. Et, à chaque instant, le président Nabih Berry soulignait sa détermination à tenir un dialogue pour neutraliser le Liban. Cependant, cela ne nous empêche pas d'estimer que le rôle de l'Iran au Liban, en Syrie, au Yémen et en Irak n'est pas constructif. »
« Nous ne sommes pas contre l'Iran. Je l'ai déjà dit et je le répète. Cependant, l'ingérence dans les affaires arabes est inacceptable et indésirable. Nous avons évoqué cela avec le secrétaire d'État Kerry et nous avons décidé de poursuivre le contact pour voir comment nous pouvons encore plus tenir le Liban à distance. Les aides offertes à l'armée ont également été évoquées, et elles sont de nature à renforcer les institutions libanaises », a-t-il poursuivi.
« Ce qu'on appelle Daech ou l'ingérence iranienne sont deux facteurs étrangers à la région, que ce soit en Syrie ou en Irak. Nous estimons que cela n'est pas constructif. Celui qui veut que son ingérence soit constructive doit œuvrer pour aider l'État. Si quelqu'un souhaite offrir des aides au Liban, il doit le faire à travers l'État libanais, et non à travers une partie politique déterminée au Liban, pour que cette dernière fasse ensuite preuve d'arrogance vis-à-vis des autres parties politiques », a indiqué Saad Hariri, donnant l'exemple du don de l'Arabie saoudite à l'armée libanaise. « Voici un exemple réussi d'aide à l'État. Quant à l'ingérence qui se produit en Irak, au Liban et en Syrie, qui peut la trouver constructive ? Ou bien celle de l'Iran au Yémen ? L'aide aux houthis a-t-elle conduit au succès ou à l'échec du dialogue? » s'est-il interrogé.
«  La Tempête de la fermeté est peut-être terminée, mais la fermeté perdure », a souligné Saad Hariri. « Nous espérons que cette tempête se transposera en Syrie », a-t-il ajouté, en réponse à une question. « Nous ne voulons que du bien au peuple syrien. Mais, depuis 2015, nous voyons les barils d'explosifs tomber sur les femmes, les enfants et les villes syriennes, et tuer des milliers d'innocents, tandis que certains affirment qu'ils sont fiers d'appartenir aux pays de la "moumana'a". Il faut mettre fin à ce régime en Syrie qui massacre son propre peuple. Ce régime qui dit appartenir à la "moumana'a", mais n'a jamais mené la moindre action contre Israël et massacre son peuple, au Liban et en Syrie », a-t-il conclu.

Avec Darell Issa
Auparavant, l'ancien Premier ministre avait entamé ses rencontres par un entretien au Capitole avec le caucus libanais, présidé par Darrell Issa, membre républicain du Congrès, et Gwen Graham, membre démocrate.
« L'avenir du Liban sera lumineux car le peuple libanais est ambitieux et optimiste », a indiqué M. Issa au terme de la rencontre, qui a porté sur les grands dossiers d'actualité sur la scène locale. « C'est un moment très difficile pour la région, mais la plupart des gens considèrent que le Liban est une lueur de paix en l'absence de violence et de la guerre civile qui existe au-delà de ses frontières, à quelques kilomètres, et nous devons dire que la situation au Liban est bonne par rapport à ce qui se passe dans la région. Si nous pouvons améliorer les conditions de la région, le Liban se portera encore mieux », a-t-il conclu.

Dans le cadre d'une offensive destinée à sanctuariser le Liban de la crise régionale, le chef du courant du Futur, le député et ancien Premier ministre Saad Hariri, a été reçu hier à Washington par le secrétaire d'État américain John Kerry, en présence des anciens députés Bassem Sabeh et Ghattas Khoury, de son chef de cabinet, Nader Hariri, et de sa conseillère pour les affaires américaines, Amal Mdallali.Recevant M. Hariri, M. Kerry a rendu hommage à ses efforts « pour la modération et pour des compromis politiques réfléchis, dans le but de faire avancer » le Liban – « et ce en dépit de défis très difficiles à relever ».« Nous sommes particulièrement, ici aux États-Unis, engagés à préserver la stabilité et la sécurité du Liban. Nous sommes impatients de voir la présidence de la République...
commentaires (3)

merci Mr Hariri d'aller leur rappeler qu'on existe toujours, brave initiative !!

Bery tus

19 h 48, le 23 avril 2015

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Commentaires (3)

  • merci Mr Hariri d'aller leur rappeler qu'on existe toujours, brave initiative !!

    Bery tus

    19 h 48, le 23 avril 2015

  • UNE INITIATIVE DIGNE DU FILS DE RAFIC HARIRI !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    14 h 13, le 23 avril 2015

  • Quel intérêt pour lui il n'y vit plus depuis sa cavale coupable. En plus à qui il parle le pauvre! !

    FRIK-A-FRAK

    12 h 56, le 23 avril 2015

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