Les mères, les sœurs et les épouses des détenus islamistes devant le ministère de l’Intérieur, hier. Photo Ani
Les familles des détenus islamistes de Roumieh sont entrées, hier après-midi, dans l'enceinte de la prison de Roumieh afin de rencontrer leurs proches.
Suite à un accord conclu plus tôt dans la journée avec le conseiller du ministre de l'Intérieur Nohad Machnouk lors d'un sit-in devant le siège du ministère, les familles sont désormais autorisées à rendre visite à leurs proches emprisonnés. Cet accord stipule toutefois que chaque prisonnier ne sera autorisé à recevoir la visite que d'un seul membre de sa famille.
Le sit-in devant le siège du ministère de l'Intérieur à Beyrouth qui avait rassemblé des mères, des sœurs et des épouses des détenus islamistes avait pour but de protester contre « l'injustice faite aux prisonniers et le crime dont ils ont été les victimes ces derniers jours », selon les termes de l'une des protestataires. Les manifestantes ont appelé à « la démission du ministre de l'Intérieur », estimant que « les prisonniers islamistes sont maltraités en prison et cela va de la malnutrition à la torture physique et psychologique ». Elles ont également mis l'accent sur « la surpopulation des cellules ».
Durant la journée, les parents des détenus islamistes avaient partiellement bloqué l'autoroute reliant Tripoli à Beyrouth.
Dans ce même cadre, le député Atef Majdalani a rendu hommage au ministre de l'Intérieur qui a su, selon lui, agir rapidement pour maîtriser la prison de Roumieh. « Aucun État digne de ce nom n'accepte que ses prisons deviennent des îlots d'insécurité, comme c'était le cas avant l'opération menée en janvier dernier par décision de M. Machnouk », a-t-il déclaré. Le député de Beyrouth a appelé « le gouvernement à donner la priorité au plan de réhabilitation des prisons, en traitant notamment le problème de la surpopulation ».


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