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Liban - Politique

Pour Salam, la non-élection d’un président est un « crime »

« Celui qui bloque la présidentielle bloque le pacte national », estime l'ancien président Amine Gemayel.

Tammam Salam s’exprimant, hier, lors de la conférence sur l’éducation. Photo Ani

Le chef du gouvernement, Tammam Salam, a qualifié hier de « crimes » la non-élection d'un président de la République et l'exposition du Liban aux périls de la région.
M. Salam, qui s'exprimait lors de l'ouverture des travaux d'une conférence sur l'éducation, a appelé toutes les parties à « accélérer l'élection d'un président de la République, afin de rétablir l'équilibre au sein des institutions constitutionnelles et dans la vie démocratique ». « Nulle partie ne pourrait décider seule du sort du pays », a-t-il lancé, exhortant toutes les composantes politiques à « renforcer le dialogue entre elles, à éviter les discours virulents et à diminuer les tensions afin de faire prévaloir les principes de citoyenneté, de modération, de tolérance et d'ouverture ».
« Nous savons bien que les conflits entre les parties politiques autour des événements régionaux sont aigus et que les visions concernant le rôle régional du Liban sont très contradictoires, mais nous sommes tous conscients du fait que nous ne pouvons pas changer le cours des événements régionaux et qu'aucune partie ne pourra imposer sa vision des choses sur la scène interne », a-t-il souligné. Et d'ajouter : « Le gouvernement d'intérêt national a réussi, jusqu'à présent, à garantir un minimum d'immunité politique et sécuritaire au pays. J'appelle toutes les parties à maintenir la solidarité ministérielle, afin de mettre le Liban à l'écart de l'impact négatif des développements en cours dans la région. Le Liban est tout ce que nous possédons, et l'exposer aux dangers est un crime que les générations futures ne nous pardonneront pas, tout comme est un crime le fait de prendre à la légère les échéances constitutionnelles et les institutions. »
L'ancien président de la République Amine Gemayel a, pour sa part, appelé hier les Libanais, sur Radio al-Rissala, à « faire preuve de sagesse afin d'éviter les divisions internes » et « à se rassembler autour de l'État et des institutions pour contrer le terrorisme par l'unité nationale ». « Celui qui bloque la présidentielle bloque le pacte national. Le jeu parlementaire doit être respecté. Le devoir national impose à ceux qui bloquent cette échéance de se rendre au Parlement et d'élire un président », a-t-il dit, assurant que « le président de la Chambre, Nabih Berry, déploie des efforts majeurs et se comporte comme étant un vrai responsable politique afin de préserver l'institution ».
Le chef des Kataëb a par ailleurs espéré que le dialogue interchrétien aboutira à l'élection d'un président, estimant qu'« un président est fort de son patriotisme ». « Un président se doit d'avoir une base patriotique et d'être capable de rassembler les Libanais et les pousser au dialogue, tout en bénéficiant du soutien extérieur », a-t-il ajouté. Concernant la proposition d'élire un président au suffrage universel, M. Gemayel a souligné que cette proposition devrait être formulée dans le cadre d'un projet complet, indiquant qu'il fera une proposition similaire en temps convenable. « Nous ne pouvons amender la Constitution durant la bataille politique et ce dossier ne peut être ouvert qu'après l'élection d'un président », a-t-il estimé.

Abiramia « fier » du blocage
De son côté, le député Simon Abiramia, du bloc du Changement et de la Réforme, a indiqué hier dans un entretien accordé à la chaîne LBCI que « son bloc est fier de bloquer l'accès à la présidentielle de tout candidat faible qui ne jouit pas d'une forte représentativité, une marionnette en d'autres termes ». Il a ainsi assuré que « son bloc n'accepterait aucun compromis sur les droits des chrétiens ». « Nous ne voulons aucune autre alternative au partenariat national total et nous voulons imposer que les voix des chrétiens soient prises en compte dorénavant dans les échéances essentielles les concernant », a-t-il dit. S'agissant du dialogue entre le Courant patriotique libre et les Forces libanaises, M. Abiramia a souhaité qu'un accord politique soit conclu entre les deux parties. Il a enfin espéré que « le dialogue aboutira à des solutions sur les dossiers controversés, à savoir la présidentielle ».

Le chef du gouvernement, Tammam Salam, a qualifié hier de « crimes » la non-élection d'un président de la République et l'exposition du Liban aux périls de la région.M. Salam, qui s'exprimait lors de l'ouverture des travaux d'une conférence sur l'éducation, a appelé toutes les parties à « accélérer l'élection d'un président de la République, afin de rétablir l'équilibre au sein des institutions constitutionnelles et dans la vie démocratique ». « Nulle partie ne pourrait décider seule du sort du pays », a-t-il lancé, exhortant toutes les composantes politiques à « renforcer le dialogue entre elles, à éviter les discours virulents et à diminuer les tensions afin de faire prévaloir les principes de citoyenneté, de modération, de tolérance et d'ouverture ».« Nous savons bien que les conflits...
commentaires (4)

Un crime, oui ; mais qui est devenu permis !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

11 h 13, le 22 avril 2015

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Commentaires (4)

  • Un crime, oui ; mais qui est devenu permis !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    11 h 13, le 22 avril 2015

  • C'EST RIGOLO ! MONSIEUR ABI RAMIA PARLE DE MARIONETTE LORSQUE LE PARAVENT MARIONETTE EST DANS LEUR RANG !!! IL AURAIT MIEUX FAIT DE SE TAIRE...

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    09 h 09, le 22 avril 2015

  • CRIME DE LÈSE-ETAT... ET DE TRAÎTRISE !!!

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    08 h 17, le 22 avril 2015

  • "La non-élection d'un président est un crime" ! Cette sentence du chef du gouvernement est la plus juste qui ait été prononcée sur la présidentielle. Il n'y a aucun doute que la plus écrasante majorité des Libanais, au Liban et dans la diaspora, considérent que ceux qui bloquent la présidentielle commettent le plus grand crime contre ce pays. Ce sont les Nérons qui incendient le Liban. Quant à la littéraure des Abi Ramia & Co, sur les "blocages en vue du salut des chrétiens", il y a un bon moment qu'elle est devenue la démagogie la plus mensongère et la plus répulsive.

    Halim Abou Chacra

    05 h 53, le 22 avril 2015

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