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Moyen Orient et Monde

« Dos de femme, dos de mulet » : un livre sur les précarités de la femme rurale au Maroc

Vient de paraître
OLJ
18/04/2015

Un livre intitulé Dos de femme, dos de mulet. Les oubliés du Maroc profond, qui vient de sortir dans le royaume, se penche de manière inédite sur les précarités de la femme marocaine, surtout dans les campagnes, avec l'objectif de « lutter contre l'indifférence ».
Mariages des mineures et coutumiers, exploitation économique, prostitution, violences en tout genre... L'ouvrage compile une série de huit enquêtes, réalisées durant un an et demi par le journaliste Hicham Houdaïfa, sur « les différentes formes d'injustice et d'exploitation » dont sont victimes les femmes, surtout dans « le monde rural, les petites villes et dans la périphérie des grandes agglomérations », explique l'auteur dans l'avant-propos.
Au sein du monde rural, « la fragilité des femmes y est plus marquée » et, au contraire des grandes villes, « une fille qui n'est pas mariée à 18 ans est encore considérée comme une femme ratée », avance-t-il. Dos de femme, dos de mulet affirme également que « l'exploitation des jeunes filles et des femmes va de pair avec l'abandon scolaire ». Il évoque aussi la précarité socioéconomique, notamment celle des ouvrières dans les orangeries de Berkane (Est). Surnommées les « femmes ninja » à cause du voile qu'elles portent, elles sont victimes à la fois « d'exploitation financière et sexuelle », selon l'ouvrage.
D'après une récente étude du Haut-Commissariat au plan (HCP), près d'une Marocaine sur deux (45,7 %) est analphabète et près de deux sur trois (62,8 %) sont victimes de violences malgré les « avancées notables dans la réduction des disparités entre les deux sexes ». Il faut dire que les femmes subissent deux fois plus le chômage et ont un salaire moyen de 26,2 % moins élevé que celui des hommes. Bien que représentant 33,6 % des salariés au niveau national, elles ne perçoivent que 20,9 % de la masse salariale. Elles sont également les plus concernées par le « travail domestique et sans rétribution » (92 %).
Adoptée dans le contexte du printemps arabe, la Constitution de 2011 consacre « l'égalité des droits » et exhorte l'État à « œuvrer pour la parité » à travers la mise en place d'une instance spéciale.
(Source : AFP)

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