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Droits de l’homme

Plus d’une femme sur deux arrêtées au Liban est torturée, révèle le CLDH

Le Centre libanais des droits humains (CLDH) a dénoncé hier la torture et les mauvais traitements qui touchent plus de la moitié des femmes détenues dans les prisons libanaises, lors du lancement d'un rapport intitulé « Femmes derrière les barreaux, détention arbitraire et torture ».
Le secrétaire général du CLDH, Wadih Asmar, a affirmé lors d'une conférence de presse tenue au siège de l'ONG, à Dora, qu'au Liban, « hommes et femmes continuent de subir des tortures au cours des interrogatoires de façon systématique et généralisée. Nous avions souhaité, en préparant ce rapport, que les femmes soient moins affectées que les hommes par la détention arbitraire et la torture, mais il n'en est rien ».
Le rapport révèle ainsi que « 52 % des femmes arrêtées au Liban en 2013 et 2014 ont été sévèrement torturées par les forces de l'ordre au cours des investigations ».
Coups, privations et suspensions – humiliations, insultes et menaces –, violations de l'intimité par des investigateurs ou des gardes exclusivement masculins ; ce sont les principales méthodes de torture et les mauvais traitements qu'on subis la majorité des femmes interviewées par le CLDH et dont les cas sont cités dans le rapport publié hier.
Le texte souligne que « les dispositions de l'article 47 du Code de procédure pénale sont insuffisantes pour protéger de la torture les personnes placées en garde à vue, notamment parce que le ou la prévenu(e) ne peut pas s'entretenir confidentiellement avec un avocat, et donc éventuellement dénoncer la torture. Par ailleurs, la durée de la garde à vue peut être dépassée par la police sans que la justice n'intervienne.
De plus, les juges d'instruction ont continué au cours de la période examinée d'entériner des aveux extorqués sous la torture, sans les annuler ni ordonner des enquêtes sur les allégations.
Des femmes ont également continué d'être « victimes de détention illégale et de torture aux mains de la Sûreté générale, en violation de la loi libanaise et des engagements internationaux du Liban », a affirmé M. Asmar.
Depuis 2009, le CLDH surveille de façon permanente la pratique de la torture dans l'ensemble des prisons libanaises, se basant sur des interviews d'échantillons aléatoires de personnes arrêtées par différents services à des périodes déterminées, des témoignages individuels, des observations d'autres organisations nationales et internationales ou des Nations unies.
Les constatations du CLDH sont restées invariablement les mêmes. Ainsi, de 2009 à 2014, soit sur cinq années, le taux de torture touchant les personnes arrêtées au Liban reste inchangé, aux alentours de 60 %.


Le Centre libanais des droits humains (CLDH) a dénoncé hier la torture et les mauvais traitements qui touchent plus de la moitié des femmes détenues dans les prisons libanaises, lors du lancement d'un rapport intitulé « Femmes derrière les barreaux, détention arbitraire et torture ».
Le secrétaire général du CLDH, Wadih Asmar, a affirmé lors d'une conférence de presse...

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