Le ministre de l’Agriculture Akram Chehayeb a accueilli les routiers à l’Aéroport de Beyrouth.
Huit camionneurs retenus en otages depuis le 1er avril par le Front-al Nosra et d'autres groupes syriens armés au poste frontalier de Nassib, entre la Syrie et la Jordanie, sont arrivés, hier, à Beyrouth. Le Front al-Nosra les avait remis après une semaine de détention à l'Armée syrienne libre. Ils sont ensuite partis en Jordanie et c'est à partir de Amman, à bord d'un vol MEA, qu'ils sont arrivés dans la matinée à Beyrouth, où ils ont été accueillis par le ministre de l'Agriculture, Akram Chehayeb, représentant le Premier ministre Tammam Salam.
Il s'agit de Obeid Mohammad Loweiss et son frère Hussein Mohammad Loweiss, Ahmad Kassem Daher, Ali Serhan Samaha, Badr Alwane, Moustapha Abou Ourwé, Mohammad Ibrahim Hamzé et Abdel Rahman Ahmad Haouri. Un neuvième routier, Hassan Atat, devait quant à lui regagner un peu plus tard le Liban par le poste-frontière de Masnaa.
Les camionneurs ont laissé leurs véhicules en Syrie. La marchandise qu'ils transportaient a été volée et certains camions ont été gravement endommagés. Le ministre de l'Agriculture a souligné à l'aéroport qu'il restait à résoudre le problème des camionneurs bloqués en Jordanie, en Arabie saoudite et dans d'autres pays du Golfe. Ces routiers qui livraient de la marchandise libanaise ont été bloqués sur place, notamment en Arabie saoudite, avec la fermeture du poste frontalier de Nassib, pris par les rebelles syriens. Ils seraient plusieurs centaines, manquant d'argent et de vivres, à vouloir rentrer au Liban.
M. Chehayeb a affirmé qu'en Arabie saoudite, ces routiers ont été exemptés de payer le visa de séjour alors que la colonie libanaise sur place est en train de les aider. « Pour les rapatrier, il faudra emprunter le canal de Suez en transportant les camions à bord de ferry-boats, et l'opération coûte très cher. Leur rapatriement ainsi que l'exportation des marchandises libanaises vers les pays arabes après la fermeture du poste frontalier de Nassib seront à l'ordre du jour du Conseil des ministres jeudi », a-t-il poursuivi. Il a également affirmé qu'aucune rançon n'a été payée pour la libération des routiers.
Parlant au nom des camionneurs libérés, Abdel Rahman Haouri a indiqué qu'au départ, ils avaient été retenus dans une cave pendant huit jours par le Front al-Nosra.
Il a précisé que les habitants de Deraa les avaient repérés « et avaient fait pression sur al-Nosra pour les libérer ».
Par la suite, les camionneurs ont été hébergés chez des civils « sous la protection de l'Armée syrienne libre, jusqu'à ce que les contacts menés par le gouvernement libanais aboutissent à leur sortie vers la Jordanie ».


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