L'ambassadeur d'Arabie saoudite, Ali Awad Assiri, a reçu hier en sa résidence les chefs des missions diplomatiques des États qui composent la coalition arabe au Yémen (Koweït, Qatar, Émirats arabes unis, Jordanie, Égypte, Soudan et Turquie) ainsi qu'un groupe de personnalités politiques et médiatiques, pour une réunion de concertations autour de l'opération militaire contre les houthis au Yémen.
M. Assiri a réaffirmé devant ses hôtes les raisons qui ont poussé son pays à intervenir militairement au Yémen, à savoir « préserver l'autorité légale au Yémen, ainsi que l'unité et l'intégrité territoriale du pays ». Il a ensuite accusé « certaines parties régionales », dans une allusion évidente à l'Iran, d'avoir « leurré et exploité une partie de la population (les houthis) pour atteindre des objectifs qui servent ses propres intérêts ». « Ces mêmes parties, a-t-il poursuivi, essaient aujourd'hui de camoufler leurs méfaits en essayant de critiquer l'Arabie saoudite et de ternir son image, alors que le monde entier connaît les relations de bon voisinage entre le royaume (wahhabite) et le Yémen ainsi que le soutien continu apporté par son commandement au peuple yéménite. »
M. Assiri s'est dit consterné par « la véhémence avec laquelle une partie libanaise réagit à l'affaire du Yémen », dans une allusion au Hezbollah, avant de s'interroger : « Quel est l'intérêt du Liban dans les positions de cette partie ? »
Les ambassadeurs arabes et turc ont pour leur part expliqué que le soutien de leurs États respectifs à l'Arabie saoudite se fonde sur une décision stratégique. Ils ont stigmatisé la campagne de dénigrement contre Riyad, en relevant que celle-ci expose les intérêts du Liban et des Libanais au danger.
Liban - Yémen
Concertations des représentants des pays de la coalition chez l’ambassadeur saoudien
OLJ / le 14 avril 2015 à 01h03


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