US : ventes au détail hors auto
L'activité aux États-Unis durant le T1 a déçu. La croissance n'a probablement pas dépassé 1 % t/t en rythme annuel et pourrait même, au pire, être négative comme l'an passé. La consommation a joué un rôle dans ce freinage et, sur les deux premiers mois du T1, elle n'augmente que de 1,5 % en rythme annualisé contre 4,4 % au T4.
Cependant, la plupart des indices suggèrent que cette faiblesse n'est que temporaire. Tout d'abord, le climat a vraiment été plus rude que d'habitude. Les économistes de la Fed de New York ont calculé que cet hiver a été 25 % plus sévère que la moyenne des cinq dernières années, soit une déviation significative. Ensuite, les fondamentaux de la consommation sont restés solides : l'emploi et les salaires progressent (moins qu'au T4, mais le rythme absolu est robuste), le taux d'épargne est à 5,8 %, soit un point plus haut que la moyenne de 2014, et la confiance du consommateur est maintenant supérieure à sa moyenne historique. Il est donc logique d'espérer une accélération de la consommation et les chiffres de vente de véhicules en mars (+5,7 %) vont dans ce sens. Le consensus prévoit que les ventes au détail suivront le mouvement et, aidées par une date précoce de Pâques, ressortiront en hausse de +1,0 % au total et de +0,7 % hors auto. De tels chiffres, en augmentant la probabilité d'un fort rebond de l'activité au T2, pourraient amener le marché à voir à nouveau juin comme une date possible pour la première hausse des taux de la Fed...
Cet article est réalisé par Fidus

