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Économie - Marché De L’Immobilier

Rue Maarad, c’est le sauve-qui-peut

Située dans un cadre architectural élégant avec ses arcades et ses immeubles de bureaux du milieu du XIXe siècle rénovés, la rue Maarad reste l'une des vitrines touristiques du centre-ville de Beyrouth. Toutefois, sa structure commerciale ne cesse de se dégrader. Les fermetures se succèdent les unes après les autres. Les nombreuses vitrines abandonnées donnent un bien triste spectacle.
Au total, la rue Maarad compte quarante-quatre emplacements. À ce jour, 54 % sont fermés. Ce pourcentage augmente régulièrement.
Pourtant, il y a encore une dizaine d'années, la rue Maarad était une destination très fréquentée avec des dizaines de cafés-restaurants. Très appréciée des touristes des pays du Golfe, elle accueillait les amateurs de narguilé. Les disponibilités étaient très rares et les loyers tournaient autour de 1 000 à 1 500 dollars le mètre carré annuel.
Aujourd'hui, la rue Maarad semble aspirée dans une spirale sans fin. Les franchises McDonalds, Costa, TGI Friday's et Dunkin Donuts ont fermé. Idem pour Duo, Lebneniyet, Petit Café, Scoozi et Le relais de l'Entrecôte. Actuellement, il ne reste que quatre cafés-restaurants dont un va ouvrir prochainement. Ce dernier mériterait une médaille pour son audace et son courage.
Nous ne pouvons qu'être pessimistes à court et moyen terme pour l'avenir de Maarad. La proximité du Parlement et de quelques ministères en fait une zone ultrasécurisée qui n'est plus compatible avec des activités commerciales. Bien que les loyers soient en chute libre, cela n'est pas suffisant pour attirer de nouveaux locataires. La multiplication des affiches « à louer » n'y change rien.
Pourtant, la rue Maarad n'est pas déserte. Régulièrement, quelques touristes et passants y déambulent en direction de la place de l'Étoile. Mais ils n'ont aucune envie de s'y arrêter et de s'y attabler. Ils préfèrent les Souks de Beyrouth et/ou Zaytouna Bay.
Y aurait-il une solution ? Quel miracle pourrait changer la donne ? Les réponses manquent. Solidere, qui gère le centre-ville, ne possède que deux locaux le long de la rue Maarad. Par chance, ils sont loués. Son pouvoir de changer la destinée de Maarad est faible puisque le reste des emplacements appartiennent à des propriétaires privés dont les loyers affichés sont souvent irréalistes et déconnectés de la réalité. Dans l'état actuel des choses, ils ne devraient pas dépasser les 300 dollars le mêtre carré annuel.

La rue Maarad en bref :
Nombre d'emplacements : 44
Nombre de boutiques ouvertes : 16
Nombre de cafés-restaurants ouverts : 4 (dont 1 en travaux)
Nombre d'emplacements fermés : 24.

En coopération avec RAMCO

Tél.: 01-349910

www.ramcolb.com

Située dans un cadre architectural élégant avec ses arcades et ses immeubles de bureaux du milieu du XIXe siècle rénovés, la rue Maarad reste l'une des vitrines touristiques du centre-ville de Beyrouth. Toutefois, sa structure commerciale ne cesse de se dégrader. Les fermetures se succèdent les unes après les autres. Les nombreuses vitrines abandonnées donnent un bien triste spectacle.Au total, la rue Maarad compte quarante-quatre emplacements. À ce jour, 54 % sont fermés. Ce pourcentage augmente régulièrement.Pourtant, il y a encore une dizaine d'années, la rue Maarad était une destination très fréquentée avec des dizaines de cafés-restaurants. Très appréciée des touristes des pays du Golfe, elle accueillait les amateurs de narguilé. Les disponibilités étaient très rares et les loyers tournaient autour de...
commentaires (2)

DIVINEMENT TRISTE LA SITUATION EN GÉNÉRAL DANS TOUT LE PAYS...

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

11 h 14, le 11 avril 2015

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Commentaires (2)

  • DIVINEMENT TRISTE LA SITUATION EN GÉNÉRAL DANS TOUT LE PAYS...

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    11 h 14, le 11 avril 2015

  • C'est bien triste...

    Soraya Naufal

    08 h 19, le 11 avril 2015

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