Suivi de l’ambassadeur de France, M. Hubert Argod, M. Georges Gorse prend congé de M. Joumblatt.
Au troisième jour de sa visite au Liban, M. Georges Gorse, envoyé spécial du président de la République française, M. Valéry Giscard d'Estaing, a rencontré, hier soir, MM. Kamal Joumblatt et Yasser Arafat, président du comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine.
Le chef du Parti socialiste progressiste et secrétaire général du Front arabe de participation à la Résistance palestinienne a exposé à l'émissaire français le programme de réforme de la gauche. Auparavant, dans le courant de la matinée, l'émissaire français s'était rendu à Aramoun pour rencontrer le mufti de la République, cheikh Hassan Khaled, entrevue suivie, vers midi, par une visite à l'imam Moussa Sadr, président du Conseil supérieur chiite. M. Gorse devait déjeuner avec M. Dean Brown, envoyé spécial du gouvernement américain, à l'ambassade de France à Beyrouth.
MM. Hubert Argod, ambassadeur de France, George Lambrakis, chargé d'affaires des États-Unis à Beyrouth, et Jean Gueguinou, qui accompagne M. Gorse au Liban, assistaient à ce déjeuner, qui a duré un peu plus de deux heures. De source proche du président Frangié, on indiquait hier soir que M. Gorse pourrait se rendre aujourd'hui à Damas dans le cadre de la mission dont il est en charge.
C'est à 10 heures que l'envoyé spécial du président Giscard d'Estaing a débarqué au domicile du mufti de la République, à Aramoun, accompagné de M. Gueguinou et de l'ambassadeur de France au Liban, M. Hubert Argod. Cheikh Hassan Khaled devait recevoir ses visiteurs français en présence de M. Hussein Kouatly, directeur général de Dar el-Fawta, et du Dr Hassan Saab. À l'issue de l'entretien, qui a duré une heure, le mufti de la Républiqque, en réponse aux questions des journalistes, a remercié la France pour l'initiative qu'elle a prise en vue d'aider au règlement de la crise libanaise.
Après son entrevue avec le mufti, l'émissaire français a gagné la résidence de l'imam Moussa Sadr avec qui il s'est entretenu des développements de la situation depuis la visite de M. Couve de Murville. Après avoir pris congé de M. Gorse, le président du Conseil supérieur chiite devait déclarer : « La visite de M. Gorse qui parachève celle effectuée par M. Couve de Murville intervient à la suite de la détérioration de la situation politique et militaire et des graves conséquences qu'elle a suscitées sur le plan international. »


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C est le meme cirque qui recommence aujourd'hui. Les chef de guerre sont encore bien present mais sous d'autres noms...
20 h 15, le 13 avril 2015