MM. Jreige et Geagea ont souligné l’importance du rôle de la société civile pour un déblocage de la présidentielle. Photo Aldo Ayoub
Le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, a reçu mercredi soir à Maarab le ministre de l'Information, Ramzi Jreige, qui a déclaré à la presse avoir soulevé avec son hôte une série de questions d'actualité.
M. Jreige a fait état d'une concordance de vues sur de nombreux points avec le chef des FL, notamment sur la nécessité d'élire sans tarder un président de la République. « Il faut débloquer le dossier de la présidentielle », a insisté le ministre qui a fait assumer la responsabilité du blocage « à la partie qui boycotte les réunions parlementaires et qui provoque de la sorte un défaut de quorum empêchant l'élection d'un chef de l'État ».
Estimant que « la paralysie s'étendra à toutes les institutions et menacera le système politique libanais » si jamais la vacance présidentielle persiste, M. Jreige a précisé qu'il a passé en revue avec le chef des FL des moyens de débloquer ce dossier. « Nous avons souligné dans ce contexte l'importance du rôle de la société civile et notamment des syndicats et des ordres professionnels, des ingénieurs, des médecins et des avocats », a-t-il dit, partant du principe que « l'opinion publique peut avoir une influence sur ceux qui bloquent la présidentielle ».
Après avoir indiqué, en réponse à une question, qu'il a examiné avec M. Geagea « tous les sujets qui intéressent les Libanais », le ministre de l'Information a exclu des retombées quelconques sur le dossier de la présidentielle de l'accord-cadre conclu entre l'Iran et la communauté internationale à propos du nucléaire. La présidentielle « reste une affaire purement libanaise, en dépit des influences régionales. Nous pouvons la récupérer dès que les députés prendront conscience de la nécessité d'accomplir leur devoir constitutionnel », a ajouté M. Jreige, qui a invité les Libanais à « demander des comptes à ceux qui bloquent ce dossier et à exercer des pressions sur les parlementaires pour qu'ils se rendent place de l'Etoile et élisent un président de leur choix ».


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