Hassan Nasrallah recevant Mortada Sarmadi, hier. Photo Ani
Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a reçu hier l'émissaire spécial du président iranien Hassan Rohani, Mortada Sarmadi, accompagné d'une délégation et en présence de l'ambassadeur d'Iran à Beyrouth Mohammad Fathali. La réunion a porté sur les résultats des négociations en cours autour du dossier nucléaire iranien, ainsi que sur les développements régionaux, notamment au Yémen.
M. Sarmadi, vice-ministre des Affaires étrangères, a ensuite rencontré une délégation des organisations palestiniennes au siège de l'ambassade d'Iran à Bir Hassan, en présence de l'ambassadeur Fathali. Le cheikh Mohammad al-Mawaad, qui s'est par la suite exprimé au nom de la délégation, a indiqué que l'entretien a porté sur les derniers développements sur les scènes locale et régionale. Il a également fait part du soutien de M. Sarmadi au peuple palestinien et à la Résistance.
Le dialogue Futur-Hezb
Sur un autre plan, un député du bloc parlementaire du Hezbollah, Kamel Rifaï, a affirmé hier que le dialogue entre le courant du Futur et le Hezbollah est une nécessité nationale et qu'il a des effets positifs sur la scène interne. S'exprimant sur la Voix du Liban, le député Rifaï a souligné que chaque partie a la liberté d'avoir sa propre opinion en ce qui concerne les événements régionaux. Il a également souligné que « les Libanais qui résident dans les pays du Golfe sont victimes d'injustice pour des raisons politiques ».
De son côté, un député du mouvement Amal, Ali Khreiss, a estimé hier lors d'une cérémonie funéraire à Bedias (caza de Tyr) que le dialogue parrainé par le président de la Chambre Nabih Berry a diminué les tensions et les discours confessionnels. « Il faut que nous restions attachés au dialogue afin de permettre l'élection d'un président de la République au plus tôt », a-t-il déclaré.
Le vice-président du Conseil islamique chiite supérieur, le cheikh Abdel Amir Kabalan, a pour sa part reçu hier l'ambassadrice des Pays-Bas à Beyrouth, Hester Somsen. Au cours de l'entrevue, le cheikh Kabalan a appelé les pays européens à faire pression sur Israël « afin de lever toute injustice subie par les Palestiniens et de rétablir leur droit d'avoir un État indépendant ».
Il a également appelé les Libanais à préserver le vivre-ensemble, insistant sur le fait que « l'armée libanaise est une garantie pour préserver la stabilité et la souveraineté du pays ». Il a enfin affirmé que « le Hezbollah utilise ses armes pour défendre le Liban et ses frontières, et libérer son territoire ».

