Le Hezbollah est monté hier au créneau pour défendre la chaîne de télévision publique Télé-Liban, critiquée pour avoir violé la politique gouvernementale de distanciation envers le régime syrien en retransmettant un entretien du secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah, diffusé sur la chaîne syrienne al-Ikhbariya.
Dans un communiqué publié par son responsable médiatique, Mohammad Afif, le Hezbollah a dénoncé « une campagne d'intimidation et de menaces, inacceptable et impudente, contre Télé-Liban et les médias libanais, menée par l'ambassade d'Arabie saoudite à Beyrouth et ses agents locaux ».
« Dire que Télé-Liban a contacté la chaîne de télévision syrienne al-Ikhbariya et a ainsi violé la politique de distanciation n'est que pur mensonge, a expliqué le Hezbollah. La direction de la chaîne a coordonné la diffusion de l'entretien avec la chaîne al-Manar, qui rend disponible gratuitement les interventions de Hassan Nasrallah », a ajouté le parti chiite. Cette explication est conforme à celle donnée par le responsable de Télé-Liban, Talal Makdessi.
Le Hezbollah a mentionné en outre des cas précédents où « Télé-Liban avait retransmis des entretiens avec d'autres personnalités, diffusés par d'autres chaînes, comme celui du président Saad Hariri à la chaîne américaine d'informations en continu CNN ».
D'ailleurs, « nous avions protesté, devant le comité d'administration de la chaîne publique, contre sa politique biaisée. Nous avions soumis une longue liste de faits et d'observations (...) prouvant que la majorité écrasante de ce qui était diffusé (transmission directe, couverture, programmes, invités) versait dans l'intérêt d'un camp politique précis ».
Ceci ne paraît plus être le cas désormais aux yeux du parti chiite, qui a estimé que la décision prise par Télé-Liban de retransmettre le discours de Hassan Nasrallah « n'est qu'un petit pas dans la bonne direction vers une information équilibrée, équitable et professionnelle qui représente la société libanaise et l'ensemble de ses composantes ».
Le parti a réservé ses piques les plus assassines à l'Arabie saoudite qui, selon lui, « ne supporte ni la critique ni les voix discordantes et ne permet pas l'exercice de la liberté d'expression et de publication ». Et d'ajouter : « L'Arabie mène à travers son ambassade à Beyrouth une campagne d'intimidation, de menaces et de pression contre le gouvernement et les médias libanais. Nous stigmatisons et refusons cette campagne. Notre confiance est grande dans la capacité de ces médias à résister aux tentations, à la corruption organisée et aux menaces odieuses. »
« La vraie raison de la colère de l'Arabie saoudite et de ses dirigeants, ayant conduit à la mobilisation de l'ambassadeur d'Arabie, de ses alliés et de ses médias, réside dans ce que représente le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah : les valeurs et principes qu'il incarne, le profond respect qu'il inspire dans les mondes arabe et musulman. Il a ainsi dénoncé l'agression saoudienne prolongée contre le Yémen, ainsi que les massacres perpétrés contre des civils innocents, au milieu d'un mutisme arabe et occidental, acheté par l'argent et la puissance saoudiens », a conclu le communiqué.
Liban
Affaire Télé-Liban : pour le Hezbollah, « l’Arabie est irritée par le respect qu’inspire Nasrallah »
OLJ / le 09 avril 2015 à 01h31


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
aller la moumanaa n'a plus rien a dire, plus de credibilite, plus rien surtout apres l'accord fait avec le "shaytan el Akbar" haha. Pour finir voila le resultat a tout les suppot de l'iran ... l'IRAN A LUI SEUL LE DROIT DE NEGOCIER AVEC LE SHAYTAN EL AKBAR" NUL AUTRE KE LUI FAISANT PARTIE DE LA MOUMANAA n'a le droit de recolter les fruits ..
15 h 06, le 09 avril 2015