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Liban - Sécurité Routière

Un code de la route boiteux verra le jour, le 22 avril prochain

Toujours pas de permis de conduire à points, mais des contraventions routières proportionnelles à la gravité de l'infraction, même pour les responsables.

Photo Bigstock.

À partir du 22 avril débutera l'application du nouveau code de la route. Une application « progressive et partielle », accompagnée « d'une campagne de sensibilisation et d'information ». C'est ce qu'affirme à L'Orient-Le Jour une source sécuritaire informée, allant à l'encontre de la déclaration au Daily Star du ministre de l'Intérieur, Nouhad Machnouk, il y a une semaine. Ce dernier avait souligné « la complexité » du nouveau code de la route et affirmé qu'il ne serait pas appliqué avant que les agents de la circulation soient « suffisamment qualifiés » pour sa mise en place dans les meilleures conditions.

Parallèlement, à l'issue de la réunion de la commission parlementaire des Travaux publics, son président, le député Mohammed Kabbani, a indiqué hier que « le nouveau code de la route sera appliqué à tous, y compris aux responsables qui devront s'y conformer ». Il a ajouté que les moyens des Forces de sécurité intérieure (FSI) sont « limités », mais il a invité les agents routiers à « faire leur possible » pour appliquer le code, « même en cas d'infraction commise par une personnalité responsable ». « Le code de la route est au service des citoyens », a-t-il conclu, rappelant que « celui qui ne commet pas d'infraction ne sera pas sanctionné ».

Pas question donc pour l'instant d'appliquer le permis de conduire à points. Car sa création nécessite la mise en place d'une infrastructure complexe et d'une « base de données informatisée ». « Une base qui n'est toujours pas prête », note encore le responsable sécuritaire à L'Orient-Le Jour. On se demande aussi comment le nouveau code s'appliquera aux motards, vu la grande difficulté pour les policiers à les empêcher de commettre des infractions routières ou à les sanctionner. « Il leur est facile de prendre la fuite », reconnaît-il. Mais il assure que les FSI « redoubleront d'efforts pour pousser les conducteurs de deux-roues à changer de comportement, notamment à porter leur casque, à ne pas prendre de sens interdit et à respecter les feux de signalisation ». Même s'il est conscient qu'il leur sera « difficile d'être efficaces à 100 % dans les premiers temps ».

 

 (Lire aussi : 100 volontaires, 70 000 contraventions... et un poisson d'avril)

 

Répression et sensibilisation
Les automobilistes doivent certes prendre conscience que la nouvelle loi est répressive et que les sanctions seront proportionnelles à l'importance de l'infraction. Ils sont donc invités à ne pas prendre de sens interdits, à respecter les feux de signalisation et les limites de vitesse inscrites sur les panneaux de signalisation. « Mais en l'absence de panneaux, ils doivent savoir que la vitesse est limitée à 50 km/h en ville et à 100 km/h sur les autoroutes », rappelle le responsable sécuritaire. « Dépasser la limite de vitesse est passible d'amendes allant de 100 000 à un million de LL », assure-t-il. Il précise à ce propos que « l'amende d'un million de LL est réservée aux automobilistes suicidaires qui dépassent de 60 km/h la limite de vitesse ». « Ils sont extrêmement rares, observe-t-il, mais notre rôle est de les empêcher de se tuer et de tuer les autres personnes sur les routes. »
Il en sera de même pour l'alcool au volant, qui sera sévèrement sanctionné, à l'instar de la drogue. « Les automobilistes sont autorisés à boire deux verres d'alcool. Mais au-delà de cette quantité, soit à partir de 0,5 gr/litre d'alcool dans le sang, ils sont passibles d'amendes, en fonction de la quantité d'alcool dans le sang », explique la source. « Entre 0,5 et 0,8 gr/l, la contravention sera de 100 000 LL, et entre 0,8 et 1gr/l, elle atteindra 350 000 LL ».

Par ailleurs, le port de la ceinture de sécurité sera obligatoire pour tous les passagers du véhicule, et les enfants de moins de 10 ans devront être assis à l'arrière. « Cette mesure sera appliquée progressivement », indique la source, reconnaissant que dans un premier temps, « les agents joueront un rôle de sensibilisation », car les habitudes ont la vie dure.
Qu'en est-il du téléphone portable ? « Il est formellement interdit de parler et d'envoyer des textos au volant », souligne le responsable. Il tient à préciser que « cette interdiction couvre le kit mains libres et les oreillettes ». Il estime toutefois que « les agents de la circulation auront de la difficulté à faire la distinction ».
Si les modalités d'exécution du code de la route restent floues, les autorités semblent déterminées à se jeter à l'eau pour son application. Est-ce vraiment dans l'objectif de lutter contre la mort sur les routes, comme insiste à l'affirmer la source sécuritaire, ou s'agit-il pour l'État d'un moyen de renflouer ses caisses à bon compte, voire de financer l'échelle des salaires ou la loi sur les loyers ?

 

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À partir du 22 avril débutera l'application du nouveau code de la route. Une application « progressive et partielle », accompagnée « d'une campagne de sensibilisation et d'information ». C'est ce qu'affirme à L'Orient-Le Jour une source sécuritaire informée, allant à l'encontre de la déclaration au Daily Star du ministre de l'Intérieur, Nouhad Machnouk, il y a une semaine. Ce dernier avait souligné « la complexité » du nouveau code de la route et affirmé qu'il ne serait pas appliqué avant que les agents de la circulation soient « suffisamment qualifiés » pour sa mise en place dans les meilleures conditions.
Parallèlement, à l'issue de la réunion de la commission parlementaire des Travaux publics, son président, le député Mohammed Kabbani, a indiqué hier que « le nouveau code de la route sera...
commentaires (5)

Un code boiteux pour un pays boiteux... c'est plutot parfait. quand le pays sera moins boiteux on fera un nouveau code plus perfectionné. Mais laissez nous cette imperfection.. cet espèce de euh.. comment dire ... 7awlit ej-jammél.

Ali Farhat

01 h 59, le 10 avril 2015

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Commentaires (5)

  • Un code boiteux pour un pays boiteux... c'est plutot parfait. quand le pays sera moins boiteux on fera un nouveau code plus perfectionné. Mais laissez nous cette imperfection.. cet espèce de euh.. comment dire ... 7awlit ej-jammél.

    Ali Farhat

    01 h 59, le 10 avril 2015

  • Il faut un debut a tout! Tout effort par les autorites libanaises pour ameliorer la securite sur nos routes sera le bienvenu. Meme un debut d'application du code de la route vaut mieux que l'etat actuel de chaos total qui regne. Esperons qu'un jour la loi s'appliquera a tous meme si cela prendra du temps pour en arriver la.

    Carine Husni

    12 h 15, le 09 avril 2015

  • BOITEUX... COMME TOUJOURS IL EN A ÉTÉ !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    11 h 31, le 09 avril 2015

  • C'est pas rassurant ...d'apprendre qu'il y avait avant le 22 avril ,déjà un code de la route dans notre pays.....!

    M.V.

    10 h 30, le 09 avril 2015

  • Un code de la route au Liban et avec tout ce lot de réfugiés sans papiers,des petits cantons non declarés qui ont leur loi , et les vitres teintées des hauts responsables , et enfin des routes mal eclairées la nuit , et le matin pas de lignes blanches qui limitent la route , une vraie mascarade qui ne verra pas le jour .

    Sabbagha Antoine

    08 h 44, le 09 avril 2015

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