L’orchestre en pleine action : au centre, Louis Armstrong.
Quelle soirée ! Les 1 500 Beyrouthins qui ont assisté, hier, à l'Unesco, à la première de gala de Louis Armstrong doivent en avoir, ce matin encore, la tête pleine de bourdonnements. Que souhaiter de plus ? Une salle éblouissante : deux ministres, MM. Pierre Gemayel et Raymond Eddé, l'ambassadeur des États-Unis, M. McClintock ,et de nombreux diplomates, le public des grandes manifestations artistiques et mondaines, et dominant le tout, trépidants, déchaînés, entraînant tout le monde derrière eux dans une grande marée de délire collectif, les jeunes fanatiques du Jazz-Club.
Comment les murs de la salle de l'Unesco ont-ils résisté à la prestigieuse trompette d'Armstrong, c'est une question qui mérite d'être posée. Satchmo, qu'il s'agisse du soliste, du chanteur, de l'arrangeur ou de l'entraîneur d'hommes, demeure toujours l'unique, l'incomparable.
Il est magnifiquement aidé : la batterie et la clarinette, surtout, ont fait merveille. Et la danseuse (...) magnifiquement habitée par le rythme, s'est taillé, avec ses cent kilos légers, un beau succès de frénésie.
(...) Les auditeurs ont salué à la fin cette extraordinaire manifestation par de longues, d'interminables ovations.


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Roûûûh yâ Louiiiss !
13 h 55, le 04 avril 2015