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Liban

Partie remise pour la présidentielle, les FL appellent le Hezbollah à appliquer ce qu’il prêche aux autres

Le courant du Futur et le Hezbollah tiendront la semaine prochaine la dixième séance de dialogue alors que le blocage au niveau de la présidentielle reste total.

Les représentants du Hezbollah et du courant du Futur se sont retrouvés, hier soir, pour une neuvième séance de dialogue au cours de laquelle ils ont convenu, selon leur communiqué toujours succinct, de « poursuivre le dialogue en respectant les bases sur lesquelles il avait été lancé ». Les pourparlers ont porté sur les dossiers internes, notamment la redynamisation des institutions constitutionnelles et la poursuite de l'application du plan de sécurité pour consolider la stabilité, selon le texte.
Force est de se demander dans ce cadre si la redynamisation des institutions englobe la présidence de la République. À ce niveau, le blocage reste total. Hier, la 21e réunion parlementaire convoquée pour l'élection d'un président s'est terminée comme toutes celles qui l'ont précédée, par un report faute de quorum. Prochain rendez-vous, le 22 avril. Sur les 86 députés qui doivent être présents pour que l'élection soit possible, 43 seulement se trouvaient dans l'hémicycle. Même les députés du 14 Mars commencent à donner des signes de lassitude.

Geagea stigmatise le discours de Nasrallah
Comme à chaque fois après l'annonce du report, le leader des Forces libanaises, Samir Geagea, a tenu une conférence de presse pour souligner les conséquences négatives de la vacance présidentielle sur l'ensemble du pays et faire assumer au 8 Mars, qui boycotte les réunions parlementaires, la responsabilité du blocage. Évoquant le dialogue avec le Courant patriotique libre, il a rappelé que le dossier de la présidentielle en fait partie mais qu'il n'a pas été encore possible de parvenir à « une vision commune » sur la question. « Nous avons cependant avancé sur d'autres dossiers, ce qui est un immense acquis, a déclaré M. Geagea. Nous poursuivrons ce dialogue, indépendamment des points sur lesquels nous nous entendrons ou nous divergerons, l'important étant de mettre fin au conflit politique qui a duré 30 ans entre nous », a affirmé le leader des Forces libanaises
M. Geagea a axé une grande partie de son intervention sur la dernière déclaration télévisée du secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, qui avait fustigé l'intervention de l'Arabie saoudite au Yémen. Le leader des FL s'est interrogé sur les raisons de cette attaque contre Riyad et les États du Golfe. Une attaque que le bloc parlementaire du Hezbollah a poursuivie hier, dans le communiqué qu'il a publié au terme de sa réunion, et dans lequel il a repris les idées développées vendredi dernier par sayyed Nasrallah.
Après avoir rappelé les différentes aides apportées par les pays du Golfe au Liban au fil des ans, dont la dernière en date a été le don saoudien de 3 milliards de dollars à l'armée, Samir Geagea a insisté sur le fait qu'il n'y a pas eu de soulèvement populaire au Yémen. « Ce sont des groupes armés qui ont occupé la capitale et encerclé le président et le chef du gouvernement », a-t-il déclaré. « La révolution populaire avait eu lieu en 2011 lorsque le peuple avait réclamé la chute du président Ali Abdallah Saleh qui essaie de revenir aujourd'hui », a expliqué M. Geagea en rappelant qu'en Syrie, en revanche, c'est un soulèvement populaire qui s'était produit il y a quatre ans. Il s'est étonné de la contradiction dans les positions de Nasrallah « qui considère que ce qui se passe en Syrie est une guerre de gangs alors qu'il s'agit d'une révolution populaire, et qui juge que l'Arabie saoudite n'a pas le droit d'intervenir avec d'autres au Yémen alors qu'il s'arroge le droit d'intervenir en Syrie ».
Le leader des FL a rappelé les articles du code pénal qui sanctionnent les auteurs d'actes qui mettent en péril la neutralité du Liban en cas de conflits ou qui s'inscrivent dans le cadre d'une intervention dans les affaires d'un État tiers, avant de demander au chef du gouvernement de soulever ce point en Conseil des ministres.
Pendant ce temps, le député Georges Adwan réagissait de la place de l'Étoile à un récent discours du ministre d'État pour le Développement administratif, Mohammad Fneich, qui, commentant le discours de Tammam Salam au sommet de Charm el-Cheikh, avait jugé nécessaire de ne pas « dépasser les institutions », estimant qu'il « appartient au Conseil des ministres d'adopter les positions qui engagent le sort du Liban ». M. Adwan a demandé au Hezbollah d'appliquer ce qu'il prêche, « d'abord en se rendant au Parlement pour élire un président, ensuite en sondant les Libanais avant de lancer des équipées en Syrie ou ailleurs ».

Les représentants du Hezbollah et du courant du Futur se sont retrouvés, hier soir, pour une neuvième séance de dialogue au cours de laquelle ils ont convenu, selon leur communiqué toujours succinct, de « poursuivre le dialogue en respectant les bases sur lesquelles il avait été lancé ». Les pourparlers ont porté sur les dossiers internes, notamment la redynamisation des institutions constitutionnelles et la poursuite de l'application du plan de sécurité pour consolider la stabilité, selon le texte.Force est de se demander dans ce cadre si la redynamisation des institutions englobe la présidence de la République. À ce niveau, le blocage reste total. Hier, la 21e réunion parlementaire convoquée pour l'élection d'un président s'est terminée comme toutes celles qui l'ont précédée, par un report faute de quorum....
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