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Liban - Vivre Ensemble

La fête de l’Annonciation,une nouvelle page dans l’histoire du dialogue islamo-chrétien

Le « rêve » devenu réalité de Nagy el-Khoury, président de l'Amicale des anciens de Jamhour.

Nagy el-Khoury remettant une icône au cardinal Barbarin, archevêque de Lyon et primat des Gaules.


Au plus fort de la tempête, il y a toujours une petite lueur annonciatrice du beau temps à venir. C'est un peu ce que représente cette année la fête nationale commune de l'Annonciation que le Liban a célébrée pour la cinquième année le 25 mars dernier, sous le titre « Ensemble autour de Marie, Notre-Dame ».
Tout a commencé par un rêve, celui de Nagy el-Khoury, président de l'Amicale des anciens de Jamhour. Celui-ci faisait donc un rêve récurrent dans lequel il voyait des hommes de religion ensemble, sous un ciel qui semblait aspirer leurs prières communes. Nagy percevait qu'il y avait dans ce songe un message précis, mais il ne parvenait pas à le concrétiser. Il en a parlé à Mohammad Nokkari, ancien directeur de Dar el-Fatwa, avec lequel il se réunissait dans le cadre de rencontres islamo-chrétiennes. Nagy commençait à avoir le sentiment que ces rencontres, aussi intéressantes et utiles fussent-elles, commençaient à tourner en rond, comme dans un cercle fermé. Il a voulu réagir et il a demandé à Mohammad : « Pourrions-nous prier ensemble ? » Ce dernier a répondu : « La Vierge Marie peut nous réunir. »
C'est ainsi que l'idée de cette fête particulière est née, mais il fallait encore la concrétiser. La date du 25 mars a été choisie sciemment parce que selon l'Évangile de saint Luc, c'est le jour de l'Annonciation faite à Marie et elle figure en même temps, dans le Coran, dans la sourate al- Omrane.
Une rencontre islamo-chrétienne autour de Marie a été organisée à Jamhour en 2007 et elle a été diffusée en direct sur Télé-lumière. Ce fut aussitôt un flot de messages d'appui. L'enthousiasme était tel que Nagy el-Khoury a eu l'idée d'en faire une fête nationale. Avec Mohammad Nokkari, il s'est donc rendu chez le Premier ministre de l'époque, Fouad Siniora, qui a accepté le principe, sans vouloir toutefois donner un jour de congé national à cette occasion. Il a fallu attendre Saad Hariri qui, en tant que Premier ministre, devait se rendre en 2010 chez le pape pour que l'idée du congé national soit adoptée. Et cheikh Saad en a d'ailleurs fait cadeau au pape en lui disant : « Voilà ce que nous faisons au Liban. Nous avons la seule fête islamo-chrétienne de l'histoire. »
Le Vatican a appuyé l'idée et, désormais, il se fait représenter dans les cérémonies marquant cette fête. Chaque année, un élément nouveau est introduit, à travers les témoignages, les interventions et les chants dédiés à Marie. La cérémonie est retransmise en direct par plusieurs chaînes de télévision locales. Une trentaine d'associations se sont jointes au groupe initial pour participer à la célébration de cette fête, qui ne se limite plus à la cérémonie principale à Jamhour mais consiste aussi en une série « d'événements périphériques » comme des célébrations à Nabatiyeh, à Khiam, à Saïda, à Taanayel, à Mechref, à Jiyé, à Baakline, à Qannoubine, Kornet Chehwane et même à Lyon et à Malte.
C'est ainsi par exemple qu'à Nabatiyeh, l'orchestre des scouts d'al-Mehdi a joué pour la chorale de Maghdouché... La fête nationale commune de l'Annonciation a ainsi pris une envergure nationale et internationale. Même les Libanais de Sydney l'ont célébrée et, selon le nonce apostolique, une cérémonie a eu lieu à Milan, inspirée de cette fête.
Face à ce succès, Nagy el-Khoury espère créer, à partir de cette fête, la « Journée internationale du dialogue interreligieux et interculturel ».
Selon lui, à travers ce projet, le Liban vit réellement sa vocation de « pays-message », selon les termes du pape Jean-Paul II. Mais il précise qu'il n'est pas question de convertir les musulmans au christianisme ou vice versa. Il s'agit simplement d'apprendre aux chrétiens et aux musulmans à mieux se connaître et à se respecter mutuellement. Il reconnaît que l'idée est très combattue par tous ceux qui ne veulent pas que les chrétiens et les musulmans puissent se retrouver, car ils misent sur l'ignorance et la peur pour asseoir leur influence. Mais aujourd'hui, plus que jamais, le monde a besoin de respect, d'ouverture et d'apaisement.
« Il ne faut plus avoir peur de l'autre mais avoir peur pour lui », c'est ainsi que Nagy el-Khoury définit sa démarche, ajoutant que les musulmans doivent être des garants pour les chrétiens et inversement. À partir du Liban, il s'agira de montrer que les religions peuvent vivre ensemble dans le respect. Nagy raconte ainsi qu'en 2010, l'invité spécial à la fête nationale commune de l'Annonciation était l'ancien père de la révolution polonaise Lech Walesa et il avait eu ces mots inoubliables : « Je suis venu au Liban pour m'inspirer de votre modèle de vie en commun pour le transposer en Europe qui ne sait plus le faire. » La grande joie de Nagy el-Khoury est de voir que les dames de Saïda ont préparé cette année des galettes ayant la forme du logo de cette fête : le voile de Marie et le Croissant musulman. Il espère ainsi que ces détails feront de cette fête une partie de la culture libanaise sur le plan populaire, avant de s'étendre dans le monde.
Car selon Nagy el-Khoury, ce modèle de vivre ensemble est la richesse du Liban, voire sa raison d'être. D'ailleurs, au sommet arabe de Charm el-Cheikh, le secrétaire général de l'Onu l'a encore rappelé. Pour les organisateurs de cet événement, qui reste « une fête nationale à caractère spirituel », c'est un hommage cher à leur cœur, tout comme la phrase du représentant du Vatican qui leur a dit : « Vous avez ouvert une nouvelle page dans le dialogue islamo-chrétien. »

Au plus fort de la tempête, il y a toujours une petite lueur annonciatrice du beau temps à venir. C'est un peu ce que représente cette année la fête nationale commune de l'Annonciation que le Liban a célébrée pour la cinquième année le 25 mars dernier, sous le titre « Ensemble autour de Marie, Notre-Dame ».Tout a commencé par un rêve, celui de Nagy el-Khoury, président de l'Amicale des anciens de Jamhour. Celui-ci faisait donc un rêve récurrent dans lequel il voyait des hommes de religion ensemble, sous un ciel qui semblait aspirer leurs prières communes. Nagy percevait qu'il y avait dans ce songe un message précis, mais il ne parvenait pas à le concrétiser. Il en a parlé à Mohammad Nokkari, ancien directeur de Dar el-Fatwa, avec lequel il se réunissait dans le cadre de rencontres islamo-chrétiennes. Nagy...
commentaires (3)

Tandis que chez les peuples modernes, le problème se pose déjà sous la forme progrès civique ou pouvoir de la société sur le sectarisme ; il se pose encore ici sous la forme étriquée arriération conFessionnelle ou pouvoir du sectarisme sur la pensée. Il s'agit donc, chez ces développés, d'abolir le conFessionnalisme qui a été poussé jusqu'à ses last conséquences ; et il s'agit par contre dans ce bled, d'aller jusqu'aux last conséquences du conFessionnalisme. Là, il s'agit de la solution, ici il ne s'agit encore que de collision. On voit ainsi sous quelle forme pathétique ces problèmes moûdérnes se posent encore aux Libanais(h) ; et ceci montre bien que cette histoire libanaise musulmane ou chrétienne, semblable à 1 jeune recrue niaise, n'a eu jusqu'ici que la tâche de ressasser des histoires libanaiiises sûres campagnardes, tout à fait arriérées et banales. Si tout le développement Civique libanais ne dépassait donc pas le développement conFessionnel libanais(h), 1 Libanais pourrait intervenir dans les problèmes du temps présent tout au + comme un Inuit y interviendrait. Mais si le Libanais n'est pas lié par les limites de ce pays, le Liban tout entier est encore bien moins affranchi par l'affranchissement d'Un Seul Libanais particulier : les Confessionnels n'ont pas progressé d'1 seul pas vers la Culture Laïque, du fait que Beyrouth aurait pu compter 1 Confessionnel au nombre de ses hommes d’esprit…. Laïc. Par bonheur, les Libanais(h) ne seraient pas.... des conFessionnels !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

09 h 00, le 01 avril 2015

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Commentaires (3)

  • Tandis que chez les peuples modernes, le problème se pose déjà sous la forme progrès civique ou pouvoir de la société sur le sectarisme ; il se pose encore ici sous la forme étriquée arriération conFessionnelle ou pouvoir du sectarisme sur la pensée. Il s'agit donc, chez ces développés, d'abolir le conFessionnalisme qui a été poussé jusqu'à ses last conséquences ; et il s'agit par contre dans ce bled, d'aller jusqu'aux last conséquences du conFessionnalisme. Là, il s'agit de la solution, ici il ne s'agit encore que de collision. On voit ainsi sous quelle forme pathétique ces problèmes moûdérnes se posent encore aux Libanais(h) ; et ceci montre bien que cette histoire libanaise musulmane ou chrétienne, semblable à 1 jeune recrue niaise, n'a eu jusqu'ici que la tâche de ressasser des histoires libanaiiises sûres campagnardes, tout à fait arriérées et banales. Si tout le développement Civique libanais ne dépassait donc pas le développement conFessionnel libanais(h), 1 Libanais pourrait intervenir dans les problèmes du temps présent tout au + comme un Inuit y interviendrait. Mais si le Libanais n'est pas lié par les limites de ce pays, le Liban tout entier est encore bien moins affranchi par l'affranchissement d'Un Seul Libanais particulier : les Confessionnels n'ont pas progressé d'1 seul pas vers la Culture Laïque, du fait que Beyrouth aurait pu compter 1 Confessionnel au nombre de ses hommes d’esprit…. Laïc. Par bonheur, les Libanais(h) ne seraient pas.... des conFessionnels !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    09 h 00, le 01 avril 2015

  • "Mais, Nagy Khouy précise qu'il n'est pas question de convertir les musulmans au christianisme ou vice versa." ! Ah bon, et pourquoi non ?

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    08 h 09, le 01 avril 2015

  • "Chaque année, un élément nouveau est introduit, à travers les témoignages, les interventions et les chants dédiés à Marie." ! A quand.... "les Miracles" ?

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    07 h 47, le 01 avril 2015

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