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Liban - Hygiène Alimentaire

Matières cancérigènes dans des épices : Bou Faour et Hakim annoncent des mesures

Des taux anormalement élevés d'aflatoxine ont été décelés par les autorités.

MM. Hakim et Bou Faour au cours de la conférence de presse. Photo Sami Ayad

Trois semaines après avoir annoncé la présence de matières cancérigènes dans des épices, le ministre de la Santé, Waël Bou Faour, a annoncé, mardi lors d'une conférence de presse tenue avec son homologue de l'Économie et du Commerce, Alain Hakim, que des mesures vont être prises pour lutter contre cette nouvelle irrégularité en matière de sécurité sanitaire des aliments.
Mardi, les deux ministres ont rappelé que des taux anormalement élevés d'aflatoxine, une matière cancérigène, ont été décelés dans des épices testées par les autorités. L'aflatoxine est le nom générique d'une série de toxines sécrétées par des moisissures qui prolifèrent sur des graines conservées en atmosphère chaude et humide. Elle est nuisible aussi bien chez l'homme que chez l'animal, et possède un pouvoir cancérigène élevé.
« Les résultats des tests effectués sont inquiétants, a dit M. Bou Faour. Cette affaire nécessite un suivi conjoint de la part des ministères concernés, en l'occurrence l'Économie et le Commerce, la Santé, l'Industrie et l'Agriculture. Avec le ministre Hakim, nous avons décidé de prendre des mesures visant à faire parvenir les épices au consommateur avec un risque minimum. »
Parmi les mesures citées par M. Bou Faour : importer des épices dans des sacs spécialement conçus à cet effet, ne laissant pas passer l'humidité et comportant une date d'expiration, présenter un certificat d'analyse délivré par le pays d'origine, effectuer des tests bactériologiques pour détecter l'aflatoxine, suivre les bonnes pratiques en matière de stockage (température adéquate, taux d'humidité acceptable). Sur le marché local, les épices devraient être commercialisées dans des conteneurs hermétiquement fermés comportant une date d'expiration, elles doivent être placées loin du sol, dans des conditions optimales d'un point de vue humidité et risque de contamination.
Sur un autre plan, il s'agira de lutter contre la contrebande venant de Syrie par voie terrestre et contrôler l'opération de remplissage des épices dans des sacs. « Nous sommes sur le point d'envoyer une lettre conjointe au service des douanes pour lui demander d'exercer un contrôle plus strict sur les dépôts d'épices et, surtout, de prendre des mesures pour lutter contre la contrebande aux frontières avec la Syrie », a ajouté M. Bou Faour, précisant que ces mesures entrent immédiatement en vigueur. Il a annoncé que les importateurs et les producteurs d'épices qui le désirent peuvent suivre des formations sur les bonnes pratiques de stockage de ces denrées, qui seront organisées à la Chambre de commerce, d'industrie et d'agriculture.
Pour sa part, le ministre Alain Hakim a souligné l'importance de la coordination entre les ministères sur des affaires de cette importance. Il a précisé que la réunion « a donné des résultats concrets qui bénéficieront d'un suivi ».

Trois semaines après avoir annoncé la présence de matières cancérigènes dans des épices, le ministre de la Santé, Waël Bou Faour, a annoncé, mardi lors d'une conférence de presse tenue avec son homologue de l'Économie et du Commerce, Alain Hakim, que des mesures vont être prises pour lutter contre cette nouvelle irrégularité en matière de sécurité sanitaire des aliments.Mardi, les deux ministres ont rappelé que des taux anormalement élevés d'aflatoxine, une matière cancérigène, ont été décelés dans des épices testées par les autorités. L'aflatoxine est le nom générique d'une série de toxines sécrétées par des moisissures qui prolifèrent sur des graines conservées en atmosphère chaude et humide. Elle est nuisible aussi bien chez l'homme que chez l'animal, et possède un pouvoir cancérigène...
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