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Une « ode à la vie », en formes et en couleurs à l’Usek

À l'occasion du 40e anniversaire de la faculté des beaux-arts et des arts appliqués de l'Usek, une exposition de libre expression regroupant un gratin d'artistes et de professeurs s'est tenue du 5 au 19 mars au musée archéologique de l'université, avec le soutien de la Byblos Bank.

Maya KHADRA | OLJ
27/03/2015

L'objectif était de renouer avec une tradition qui a pris naissance en 1975, année de la fondation de cette faculté.
« Les expositions artistiques organisées par les professeurs et les étudiants ont proliféré au sein de notre faculté jusqu'à ce que la guerre sanglante paralyse l'activité artistique », confie Paul Zgheib, doyen de la faculté des beaux-arts. Quarante ans plus tard, il était grand temps de déballer chevalets, pinceaux, maillets, ciseaux à pierre et appareils photo pour mettre les assises d'une exposition qui injecte un souffle de renouveau au sein de la faculté des beaux-arts. Un souffle « humaniste », une « ode à la vie », aux dires de Paul Zgheib.
Sur les cimaises, sont accrochés des tableaux et des photographies qui tantôt dégagent une inspiration surréaliste aux multiples réflexions d'images et à dominance d'effets optiques lancinants et vertigineux, et tantôt privilégient les représentations de la nature morte. Des sculptures comme celles de Naïm Doumit, diplômé de l'Alba et de la faculté des beaux-arts de Rome et un des fondateurs de la faculté des beaux-arts de l'Usek, font ressortir des traits humains d'une planche de bois bien polie, coupés par un coup de maillet incisif avant que leurs courbes ne se précisent, créant ainsi un diptyque des plus bigarrés, allusion à la complexité de l'être humain qui y trône.
Différentes techniques de peinture confèrent une richesse louable à cette exposition : l'aquarelle, la gouache, la peinture à l'huile et même l'encaustique de laquelle Magda Hachem, appartenant à la première promotion de la faculté, est férue. « C'est une technique de peinture assez délicate. Après que la couleur a été mélangée à de la cire d'abeille, j'applique la mixture sur la toile par le biais d'un fer à repasser pour faire fondre la cire. C'est insolite, j'en conviens, mais l'art devrait sortir parfois des sentiers battus », souligne Magda Hachem.
Des designs des plus avant-gardistes se sont érigés en formes saugrenues, un tantinet en trompe l'œil, comme la chaise signée Pierre Mouhanna, pouvant passer, vue de loin, pour une statue dont les sinuosités prennent une allure humaine. Alors que de près, elle invite toute personne à s'affaler sur ce chef-d'œuvre aux inspirations cubistes, véritable mosaïque de couleurs criardes.

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