Riyad n'envisage pas un retour du pétrole au-delà de 100 dollars le baril
« Cent, 120 dollars (le prix du baril) : je crois qu'il sera difficile d'atteindre une nouvelle fois 120 », a déclaré, dimanche, le représentant de l'Arabie saoudite à l'Opep, Mohammad al-Madi, lors d'une conférence sur l'énergie à Riyad. Selon lui, la chute des cours s'explique par les fondamentaux de l'offre et de la demande : « Si l'Opep avait pu contrôler les prix, elle l'aurait fait, mais (...) l'intérêt de l'Opep, c'est de parvenir à un équilibre du marché. » Il a également réfuté l'idée que la baisse soit due à des facteurs autres qu'économiques : « Notre conception est (...) la suivante : les producteurs qui bénéficient de coûts faibles doivent être prioritaires et ceux qui ont des coûts élevés doivent attendre leur tour pour produire. » Certains pays producteurs, comme l'Iran, ont critiqué la décision de Riyad de laisser le prix du baril baisser depuis juin dernier plutôt que d'essayer de le soutenir en réduisant la production.
Grèce : vote d'une loi sur les arriérés d'impôts
Les députés grecs ont adopté, samedi, un projet de loi prévoyant des pénalités réduites et des échéanciers très longs pour inciter les contribuables à s'acquitter de leurs arriérés d'impôts, un texte censé permettre à l'État de récupérer plusieurs milliards d'euros. Les autorités grecques affirment que les arriérés d'impôts représentent un total de 76 milliards d'euros, soit environ 42 % du produit intérieur brut (PIB) du pays. Mais elles estiment que seuls 8,9 milliards pourront réellement être récupérés. « Avec ce texte, nous empruntons la seule voie possible pour solder les dettes d'une population victime d'une crise autoalimentée qui a éclaté en 2010 et s'est aggravée avec les politiques d'austérité », a déclaré le ministre des Finances, Yanis Varoufakis, pendant l'examen du texte. La nouvelle loi prévoit aussi de transformer l'agence publique chargée des privatisations en fonds souverain chargé de financer des politiques d'aide sociale.Cette loi est la seconde adoptée par les parlementaires depuis l'entrée en fonctions fin janvier du gouvernement antiaustérité d'Alexis Tsipras, après un texte sur la lutte contre la pauvreté.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef