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À La Une - Législatives Israéliennes

La page Netanyahu sera-t-elle tournée?

Jusqu'à 20h00 GMT, 5,88 millions d'électeurs sont appelés à choisir leurs députés pour quatre ans dans ce qui ressemble à un référendum pour ou contre le Premier ministre sortant.

Sous la pression de sondages défavorables, Benjamin Netanyahu, Premier ministre depuis mars 2009, a donné un sévère coup de barre à droite quelques heures avant le scrutin et enterré publiquement l'idée d'un Etat palestinien s'il reste à son poste. AFP PHOTO / POOL / SEBASTIAN SCHEINER

Les Israéliens élisaient leurs députés mardi lors d'un vote très incertain qui dira s'ils veulent encore du conservateur Benjamin Netanyahu ou si l'heure du changement a sonné au bout de six ans.
Sous la pression de sondages défavorables - de la panique disent ses adversaires -, M. Netanyahu, 65 ans, Premier ministre depuis mars 2009, a donné un sévère coup de barre à droite quelques heures avant le scrutin et enterré publiquement l'idée d'un Etat palestinien s'il reste à son poste.

Jusqu'à 20h00 GMT, 5,88 millions d'électeurs sont appelés à choisir leurs 120 députés pour quatre ans dans ce qui ressemble à un référendum pour ou contre M. Netanyahu.
C'est à l'un de ces députés que le président Reuven Rivlin confiera la tâche compliquée d'essayer de former une coalition de gouvernement : M. Netanyahu donc, ou bien son principal adversaire, le travailliste Isaac Herzog, ou bien encore un autre en fonction d'une arithmétique délicate.

Les Israéliens devraient avoir une idée précise de leur 20e Parlement avec les premiers sondages à la sortie des urnes, immédiatement après 20h00 GMT. Mais les tractations qui commenceront ensuite pour un gouvernement pourraient prendre des jours, voire des semaines.

Poussés par le soleil, les enjeux, l'incertitude du résultat, les Israéliens sont allés voter dès les premières heures de cette journée électorale traditionnellement fériée. Des dizaines d'électeurs étaient devant les portes avant l'ouverture du bureau de l'école Ziv, dans le quartier de Beit Hakerem à Jérusalem, prenant de court les officiels qui n'étaient pas prêts à l'heure dite.


(Repère : Législatives israéliennes : ce qu'il faut savoir pour comprendre)

 

Des motivations très diverses
Vers 14h00, le taux de participation officiel s'établissait à 36,7% contre 38,3% en 2013.
Devant les bureaux, les électeurs exposaient la diversité de leurs préoccupations: l'économie, la sécurité, le conflit israélo-palestinien, l'identité juive...


Heitner Chaim, juif d'une cinquantaine d'années portant la kippah, vote pour les listes ultra-orthodoxes parce qu'en tant que médecin il est "bien placé pour voir que la pauvreté augmente" parmi les juifs orthodoxes.
Yaacobi Gideon, 60 ans, choisit la liste du nouveau venu, Moshé Kahlon, un ancien du Likoud (droite) de M. Netanyahu qui ratisse au centre et à qui tout le monde prédit le rôle de faiseur de roi au moment de former une coalition. "Kahlon, c'est le seul en qui j'ai confiance pour changer les choses dans le domaine économique".
Carmel Lahad accorde son vote à la liste de M. Herzog parce que "nous voulons un changement complet ce soir".

Les Arabes israéliens, descendants des Palestiniens restés sur leurs terres à la création d'Israël en 1948, ont paru répondre en nombre aux appels à la mobilisation, avec un objectif primordial: se débarrasser de M. Netanyahu. "C'est la première fois que je vois autant de monde", déclarait Ehab Hamam, 37 ans, devant un bureau de vote de la ville mixte (juive et arabe) de Haïfa, tandis qu'une cinquantaine d'électeurs attendaient leur tour. "Voter, c'est dire à la droite: nous sommes là".

Le gouvernement "est en danger"
Les partis arabes israéliens présentent pour la première fois une liste commune. Ils pourraient devenir la troisième force à la Knesset derrière les listes de MM. Herzog et Netanyahu. Les Arabes israéliens représentent 20% de la population et se plaignent d'être traités comme des citoyens de deuxième classe.

 

(Lire aussi : « Une percée de la liste arabe serait un premier pas sur la voie d'une alternative politique »)



"Le gouvernement de droite est en danger. Les électeurs arabes se rendent en masse aux urnes", convoyés en bus par des organisations de gauche, s'est alarmé M. Netanyahu sur sa page Facebook.
C'est M. Netanyahu lui-même qui a provoqué ces élections plus de deux ans avant l'échéance en rompant fin 2014 une coalition gouvernementale trop indisciplinée à son goût.
Il se pensait en position de force face à tous ses adversaires, à commencer par M. Herzog, un avocat de formation de 54 ans, plusieurs fois ministre par le passé, aussi policé que M. Netanyahu peut être abrupt, volontiers raillé pour son absence de charisme.

Au cours de la campagne, M. Netanyahu s'est posé en garant de la sécurité d'un pays qui, officiellement, a livré huit guerres depuis sa création en 1948. M. Herzog et Mme Livni l'ont attaqué de préférence sur le terrain de la cherté de la vie, du prix des logements et des inégalités.
Les discours alarmistes de M. Netanyahu, son intervention exceptionnelle devant le Congrès américain sur le nucléaire iranien n'ont pas suffi à inverser les sondages. Les derniers sondages accordaient une avance de quatre sièges (25 ou 26 sur 120) à la liste de M. Herzoh sur celle de M. Netanyahu. S'il était Premier ministre, M. Herzog serait le premier chef de gouvernement travailliste depuis Ehud Barak en 2001.

Cependant, avec le système israélien, ce n'est pas nécessairement le chef de la liste arrivée en tête qui sera appelé à tenter de former un gouvernement mais celui, parmi les 120 députés élus, qui sera le plus à même de constituer une coalition. Etant donné la dispersion des voix entre 25 listes en compétition et la complexité des alliances possibles, les experts s'accordaient à reconnaître encore un léger avantage de ce point de vue à M. Netanyahu. A condition, soulignaient-ils, que les résultats soient conformes aux sondages.

 

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Les Israéliens élisaient leurs députés mardi lors d'un vote très incertain qui dira s'ils veulent encore du conservateur Benjamin Netanyahu ou si l'heure du changement a sonné au bout de six ans.Sous la pression de sondages défavorables - de la panique disent ses adversaires -, M. Netanyahu, 65 ans, Premier ministre depuis mars 2009, a donné un sévère coup de barre à droite quelques heures avant le scrutin et enterré publiquement l'idée d'un Etat palestinien s'il reste à son poste.Jusqu'à 20h00 GMT, 5,88 millions d'électeurs sont appelés à choisir leurs 120 députés pour quatre ans dans ce qui ressemble à un référendum pour ou contre M. Netanyahu.C'est à l'un de ces députés que le président Reuven Rivlin confiera la tâche compliquée d'essayer de former une coalition de gouvernement : M. Netanyahu donc, ou...
commentaires (5)

Dur, dur à déboulonner, ce Ibn-Machin !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

09 h 55, le 18 mars 2015

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Commentaires (5)

  • Dur, dur à déboulonner, ce Ibn-Machin !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    09 h 55, le 18 mars 2015

  • LE TRAÎTRE VENT DU FANATISME L'A RÉOUVERTE...

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    09 h 49, le 18 mars 2015

  • Faut pas être.... "niais", et vendre la peau de l'ours avant de l'avoir abattu !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    09 h 22, le 18 mars 2015

  • il faudra bien changer M. Netanyahu. Il est grand temps.

    Sabbagha Antoine

    19 h 28, le 17 mars 2015

  • Faudra vite le decamper , parce qu'il commence a donner ce qui ne lui appartient meme pas , le con !

    FRIK-A-FRAK

    17 h 24, le 17 mars 2015

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