Walid Joumblatt déposant une fleur sur la tombe de son père. Photo Ani
Le palais de Moukhtara et les ruelles avoisinantes qui y mènent grouillaient de monde hier à l'occasion du 38e anniversaire de l'assassinat du leader druze Kamal Joumblatt. Le chef du Parti socialiste progressiste, Walid Joumblatt, entouré de ses deux fils Taymour et Aslan, a également reçu dans son palais de nombreuses personnalités politiques et partisanes venues le rencontrer.
Un énorme cortège s'est avancé depuis le palais jusqu'à la sépulture de Kamal Joumblatt. Parmi les officiels, la députée Bahia Hariri représentant l'ancien Premier ministre Saad Hariri, les députés Mohammad Hajjar et Bassem el-Chab représentant l'ancien Premier ministre Fouad Siniora, les ministres Waël Bou Faour et Akram Chehayeb, l'ambassadeur palestinien Achraf Dabbour représentant le président Mahmoud Abbas, l'ambassadeur de Russie Alexandre Zasypkin accompagné d'une délégation, les députés Henri Hélou, Fouad el-Saad, Nehmé Tohmé, Ghazi el-Aridi, Antoine Saad, Élie Aoun et Alaëddine Terro, un représentant du député Marwan Hamadé qui était en voyage et de nombreuses figures religieuses et politiques. Walid Joumblatt a déposé une fleur sur la tombe de son père et sur celles de ses deux compagnons morts dans l'attentat, Faouzi Chédid et Hafez el-Ghosseini.
Sur un autre plan, le ministre de la Santé, Waël Bou Faour, a affirmé hier que son parti appellera toujours à l'entente entre les Libanais. Se prononçant lors d'un meeting, à l'occasion de la commémoration de l'assassinat de Kamal Joumblatt, le ministre a expliqué que « le dialogue est un pont qui assure la communication permanente entre les différentes parties politiques », notant que « le Parti socialiste progressiste œuvrera toujours pour le salut de tous les Libanais ». Il a également fait part de ses craintes concernant la vacance présidentielle, qui « menace de provoquer des changements constitutionnels et d'avoir raison de l'accord de Taëf », et rejeté les propos selon lesquelles les druzes seraient une minorité. « Nous faisons partie de la majorité arabe et musulmane en Orient », a-t-il indiqué.
De son côté, le député Ghazi Aridi a souligné son attachement au dialogue, réitérant son appel à élire un président. « Nous savons qu'un président consensuel sera finalement élu. Qu'on s'entende alors maintenant sur son identité, dans le calme, sans plus attendre un événement qui vienne nous bousculer », a-t-il déclaré.


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ALLAH YIRHAMOU ! AVEC CES NOUVELLES... BIKOUN 3AM YI2LOB BI ABROU...
18 h 00, le 16 mars 2015