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Liban

Trafic de matières radioactives : Berry porte plainte

Le président de la Chambre, Nabih Berry, est intervenu hier dans le dossier brûlant des matières radioactives présentes au Liban, saisissant le parquet d'une plainte contre toute personne qui serait impliquée dans le trafic de ces matières.
Selon des informations de presse, des mafias spécialisées dans ce genre de trafic au Moyen-Orient tentent de faire entrer au Liban de nouvelles quantités de ces produits, la quantité actuelle étant estimée à une tonne.
L'Agence internationale de l'énergie atomique avait recommandé un stockage « plus moderne » de ces matières, comme l'avait indiqué mardi le ministre de l'Environnement Mohammad Machnouk. M. Berry, pour sa part, était déjà intervenu auprès du commandement de l'armée pour arrêter le projet de construction d'un centre de stockage de ces matières dangereuses dans la région d'Adloun, jugée inadéquate.
Suite à la demande de M. Berry, le procureur général près la Cour de cassation, le juge Samir Hammoud, a chargé le chef du service central d'inspection criminelle, le juge Maurice Abou Zeidan, de mener une enquête à ce sujet. Dans sa plainte, M. Berry estime que les informations de presse sont fondées. Il indique aussi avoir refusé la proposition du ministère de la Défense d'édifier un centre de stockage à Adloun, « car ces matières-là doivent être renvoyées au pays d'origine ». Se référant aux articles 189, 335, 352 et 353 du code pénal et se portant partie civile, le président de la Chambre appelle à sanctionner fermement les coupables.
Dans le même contexte, le juge Samir Hammoud a expédié une circulaire au secrétaire général du Centre national pour la recherche scientifique (CNRS), Mouïn Hamzé, lui demandant toutes les informations disponibles au sujet de ces matières-là et les modalités d'en disposer. Une source au sein du CNRS avait toutefois affirmé à L'Orient-Le Jour, mardi, que la tonne de déchets radioactifs présente au Liban ne pouvait être exportée ni vendue, et que le Liban devra la gérer seul et sur son territoire.
De son côté, M. Machnouk avait assuré qu'après Adloun, six autres sites pour aménager le centre de stockage des matières radioactives sont envisagés. Une importante quantité de ces déchets radioactifs se trouve aujourd'hui dans un sous-sol du CNRS.

 

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