A son arrivée au Byblos, M. Kamal Joumblatt, est salué par les milices des partis progressistes. Malgré la présence à quelques mètres d’une autre milice -celle des Kataëbs- tout s’est bien passé.
Onze orateurs, une poignée de miliciens PSP en battle-dress et plusieurs milliers de militants. Réunie, hier, au Centre Byblos, la gauche a donné le coup d'envoi « idéologique » de la campagne électorale. Officiellement, c'est le projet de loi sur les partis qui a permis à M. Kamal Joumblatt de mobiliser le front progressiste. Mais c'est en dépassement du projet – d'ailleurs voué au labyrinthe des commissions parlementaires – que les tribuns gauchistes ont placé leurs interventions.
L'amendement de la Constitution, l'élection du président de la République au suffrage universel, les droits civiques à 18 ans, les libertés, tels ont été les grands thèmes servis à l'auditoire, avec la phraséologie habituelle.
(...) Les « motivations du pouvoir » disséquées par M. Mohsen Ibrahim et la plate-forme commune souhaitée par plusieurs orateurs permettent, en effet, à la gauche de s'identifier par rapport aux autres forces politiques. Au-delà des divergences proprement idéologiques, c'est donc un mini-« front populaire » qui est né, hier, au Byblos. Avec, évidemment, des ambitions électorales immédiates et politiques, plus lointaines.
À meeting, contre-meeting. Dimanche prochain, le PNL et les Kataëb réuniront à Achrafieh leurs partisans. Face à une gauche musclée et qui pousse l'audace jusqu'à parader rue des Libérateurs, les deux partis vont faire jouer leurs biceps. Et tâter, à l'occasion, le pouls de l'électorat de Beyrouth I, un électorat qui sera au stade « Salam », « opportunément » gonflé par l'apport de la province et des milices.
Ensoleillés ou pas, les dimanches, jusqu'au 30 avril, seront particulièrement chauds.
M. H.


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M.H. ?
08 h 06, le 13 mars 2015