Le ministre Bou Faour en compagnie du député Kabbani. Photo Ani
Le ministre de la Santé, Waël Bou Faour, a affirmé hier, lors d'une conférence de presse conjointe avec le président de la commission parlementaire de l'Énergie, le député Mohammad Kabbani, avoir émis une « décision règlementaire provisoire qui puisse garantir l'eau potable distribuée aux foyers libanais sans pour autant porter préjudice au gagne-pain des compagnies de distribution, une mesure qui s'inscrit dans le cadre de la campagne pour la sécurité sanitaire des aliments et de l'eau ».
« Les effets de cette décision cesseront cependant dès la promulgation des décrets nécessaires pour la mise en application de la loi 210/2012 », a indiqué le ministre. « Il est inconcevable d'être indulgent en ce qui concerne la santé des citoyens, surtout que la campagne entreprise par le ministère de la Santé a relevé que l'hygiène alimentaire était étroitement liée à celle de l'eau potable », a-t-il indiqué.
M. Bou Faour a pointé du doigt les compagnies qui distribuent de l'eau non potable, celles qui proposent de l'eau potable mais sans aucun permis, ou celles qui détournent l'eau du réseau public de distribution pour la revendre aux utilisateurs. « Tous les propriétaires de ces compagnies bénéficieront d'un délai de trois mois afin qu'ils régularisent leur situation », a souligné le ministre.
Sur un autre plan, « les stations de traitement, d'épuration et d'embouteillage de l'eau ne pourront pas être opérationnelles avant l'obtention d'un permis sanitaire provisoire pour un an renouvelable par le ministère de la Santé. Elles devront de même régulariser leur situation dans un délai de trois mois, après lequel le permis provisoire sera retiré si les inspecteurs du ministère trouvent que l'eau remplie dans ces locaux n'est pas conforme aux normes requises » a expliqué Waël Bou Faour.
Selon lui, ce contrôle de qualité consiste en l'examen bactériologique de l'eau chaque quinze jours, conformément au texte de loi 210/2012.
Toujours dans le secteur de l'eau, le ministre Bou Faour a révélé avoir reçu du président de l'Institution des recherches scientifiques agricoles, Michel Ephrem, un rapport des résultats de l'examen des échantillons d'eau de plusieurs établissements scolaires. « Il y a quarante mille élèves dans la région de la Békaa qui boivent de l'eau polluée ! » s'indigne-t-il. Il a dans ce cadre demandé au ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, Élias Bou Saab, de tenir une réunion afin de « trouver des solutions à cette situation alarmante ».


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