« Une seule question demeure : suffit-il que l'on se désole à propos du blocage de l'élection présidentielle et des conséquences de cette paralysie sur les institutions? »
Cette interrogation a été formulée hier par le ministre du Tourisme, Michel Pharaon, qui ne s'est pas arrêté en si bon chemin : « Que devons-nous faire pour sortir de cette impasse, pour élire un président qui soit à la hauteur des responsabilités ? Cette présidence est aussi importante que l'homme. »
« Pouvons-nous, en attendant, faire en sorte que le prix que nous payons ne soit pas exorbitant ? » a-t-il enchaîné, appelant de ses vœux un accord politique au sein du gouvernement, ne serait-ce qu'en ce qui concerne les questions délicates, comme la sécurité, les nominations ou le contrôle des banques...
« Est-ce le temps, désormais, pour une action de la société civile en faveur de l'élection présidentielle ? Pour une action politique nationale qui élargirait le dialogue interne afin que l'on s'entende sur la neutralité du Liban, notamment par rapport à la crise syrienne ? » a poursuivi M. Pharaon, précisant que la mission ministérielle de concertations (liée à la crise gouvernementale) est « terminée ».


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