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Liban

Au pays de Tintin, la femme est la reine d’un soir

L'ambassade de Belgique a célébré les Libanaises dans le cadre de la Journée internationale de la femme. L'ambassadeur Alex Lenaerts a choisi quatre figures féminines emblématiques pour témoigner de leurs expériences et de leurs activités devant un parterre essentiellement formé de femmes impliquées dans la lutte pour l'amélioration de la condition féminine au Liban, d'ambassadeurs et du député Ghassan Moukheiber.
C'est Zoya Rouhana, de Kafa, qui a ouvert la séance en exposant les travaux de cette association qui lutte essentiellement contre la violence faite aux femmes et contre les discriminations dont elles font l'objet. Le verbe clair et concis, elle a dressé un état des lieux de la situation et du travail accompli, mais le chemin reste encore long.
La juge Arlette Tabet a créé l'événement en expliquant comment, sans avoir à modifier les lois, ni à en faire adopter de nouvelles (ce qui est du ressort du Parlement), une magistrate peut interpréter la loi en faveur de la femme en utilisant sa sensibilité, son intelligence et sa connaissance des lois. Mme la juge a donné des exemples concrets qui ont maintenu l'auditoire en haleine, racontant à la fois la misère des femmes et les moyens de l'atténuer.
Journaliste et poète, Joumana Haddad n'a pas hésité à choquer les femmes assises en face d'elle en leur présentant ses condoléances à l'occasion de la Journée internationale de la femme. De son point de vue, la Libanaise manque encore d'une grande partie de ses droits essentiels, la société étant encore machiste et conservatrice. Elle a donc estimé que la Journée de la femme n'est pas une fête, mais un jour de deuil, tant le chemin est encore long pour parvenir à l'égalité entre les hommes et les femmes.
L'éditrice Tanya Hadjithomas a préféré de son côté parler d'amour aux Libanaises, dans toute leur diversité. Elle a ainsi chanté les louanges de toutes les catégories d'entre elles, de celles qui restent au foyer et de celles qui travaillent, de celles qui font des « sobhiés » (visites matinales autour d'un café) à celles qui courent après leurs enfants. Selon elle, elles méritent toutes le respect et l'attention. Au moment où les quatre dames prononçaient leurs discours, un grand écran diffusait des photos des grandes figures féminines libanaises, mettant ainsi une touche artistique dans cette réception consacrée aux femmes. May Chidiac, assise au premier rang à côté de Sigrid Kaag, de Nora Joumblatt et d'Angelina Eichhorst, a fait l'objet d'un hommage spécial, et l'ambassadeur de Belgique, dont la résidence est tapissée d'objets et de tableaux évoquant Tintin, était heureux de dire que ce soir-là, dans ce lieu qui est un morceau de Belgique implanté au Liban, la femme était la reine.

L'ambassade de Belgique a célébré les Libanaises dans le cadre de la Journée internationale de la femme. L'ambassadeur Alex Lenaerts a choisi quatre figures féminines emblématiques pour témoigner de leurs expériences et de leurs activités devant un parterre essentiellement formé de femmes impliquées dans la lutte pour l'amélioration de la condition féminine au Liban, d'ambassadeurs et du député Ghassan Moukheiber.C'est Zoya Rouhana, de Kafa, qui a ouvert la séance en exposant les travaux de cette association qui lutte essentiellement contre la violence faite aux femmes et contre les discriminations dont elles font l'objet. Le verbe clair et concis, elle a dressé un état des lieux de la situation et du travail accompli, mais le chemin reste encore long.La juge Arlette Tabet a créé l'événement en expliquant comment,...
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