Le cèdre du Liban, ce héros
« Il est grand, majestueusement planté, procurant de l'ombre l'été, une beauté de carte postale enneigée l'hiver, des senteurs agréables au printemps.
Symbole du Liban, il peuplait autrefois une grande partie du pays. Il a tant donné : aux Phéniciens du bois pour commercer avec le monde, aux nationalistes un faire-valoir, collé sur un drapeau rouge et blanc. Sa générosité n'a jamais été démentie ; au fil des siècles, il a donné et redonné. On l'a blessé, tantôt en gravant le nom d'un amour improbable, tantôt en y écrivant égocentriquement son pedigree. On l'a meurtri à la découpe pour se réchauffer des hivers humides et froids. On s'est regroupé autour de son tronc pour s'unir. Las, rêve chimérique, jamais réalisé ! On a tiré dans son flanc pendant la honteuse guerre civile. Il a encaissé toutes les balles mais a continué à sourire et conjurer le sort. Il a beaucoup voyagé, s'est perdu dans des contrées lointaines. Protégé par l'armée libanaise, il n'est plus que l'ombre de lui-même, avec une superficie réduite à une peau de chagrin. Il saigne du malheur de ses enfants, il souffre de la folie humaine. Mais il continue de se dresser majestueusement, fier et grand. Le cèdre du Liban, ce Libanais ! »
Karim Najjar
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Programme politique
Lu dans Soumission, le dernier Houellebecq, cette phrase : « Son seul projet politique est son désir de parvenir à la magistrature suprême. » Phrase qui m'a paru assez représentative des ambitions politiques de nombre de nos candidats à la présidence.
Mais il est vrai qu'un programme n'est plus une priorité dans notre pays, c'est l'appareil électoral qui manque à l'appel.
Dolly TALHAMÉ
« Il est grand, majestueusement planté, procurant de l'ombre l'été, une beauté de carte postale enneigée l'hiver, des senteurs agréables au printemps.Symbole du Liban, il peuplait autrefois une grande partie du pays. Il a tant donné : aux Phéniciens du bois pour commercer avec le monde, aux nationalistes un faire-valoir, collé sur un drapeau rouge et blanc. Sa générosité n'a jamais été démentie ; au fil des siècles, il a donné et redonné. On l'a blessé, tantôt en gravant le nom d'un amour improbable, tantôt en y écrivant égocentriquement son pedigree. On l'a meurtri à la découpe pour se réchauffer des hivers humides et froids. On s'est regroupé autour de son tronc pour s'unir. Las, rêve chimérique, jamais réalisé ! On a tiré dans son flanc pendant la honteuse guerre...


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef