Le président égyptien entouré, hier, de MM. Sabeh et Hariri. Photo Ani
Le chef du courant du Futur, l'ancien Premier ministre Saad Hariri, a été reçu hier au Caire par le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, en présence de son conseiller, l'ancien député Ghattas Khoury, et de l'ancien ministre Bassem Sabeh.
Au terme de la réunion, qui a duré une heure et qui a porté sur les développements arabes et régionaux, et les relations bilatérales, M. Hariri a rendu hommage au président égyptien, à qui il a présenté ses condoléances pour les victimes du terrorisme, exprimant le soutien du Liban « face aux forces de l'extrémisme ».
« Nous sommes à bord du même navire, confrontés à un ennemi de la religion, des valeurs et de la culture arabes et islamiques, a indiqué M. Hariri. Il n'y a pas de place pour la neutralité dans une telle lutte. Nous sommes du côté de la modération arabe et musulmane, c'est-à-dire du côté choisi par l'Égypte, son peuple et ses dirigeants, solidaires de tous nos frères au sein des États de la modération. »
« Nous avons abordé en détail l'intérêt du Liban et des Arabes, a-t-il ajouté. Sans aucun doute, nous estimons, tout comme l'Égypte, que la modération signifie faire face à toutes les formes d'extrémisme, pas une seule. L'extrémisme existe, qu'il soit sous forme de radicalisme iranien ou de Daech (le groupe État islamique) et al-Nosra. »
« Nous avons évoqué le Liban et sa confrontation avec le terrorisme. Le président Sissi a souhaité l'élection d'un président de la République, ce que souhaitent tous les pays du monde », a-t-il noté.
En réponse à une question, Saad Hariri a indiqué que le dossier de l'expansion iranienne dans la région avait été abordé au cours de la réunion. « Il n'y a aucun doute concernant les risques qui guettent aujourd'hui le monde arabe, a-t-il noté. Nous devons mettre en place une stratégie arabe pour faire face à tous ces risques. Je dois dire honnêtement qu'au sujet de l'Iran, nous avons des remarques, mais cela ne signifie pas que nous sommes contre l'Iran. Nous voulons que nos relations avec l'Iran soient dans l'intérêt aussi bien du Liban que de l'Iran, pas seulement dans celui de l'Iran. »
Concernant le dossier syrien, M. Hariri a rappelé que « l'Égypte et tous les pays soutiennent les décisions de Genève I et de Genève II. L'Égypte n'a pas une position différente à ce sujet. Le problème est que le régime syrien dit une chose et en applique une autre. Il existe un consensus mondial sur le fait que le régime syrien ne peut pas continuer tel qu'il est.
Les accords de Genève I et II exigent que le régime de Bachar el-Assad quitte le pouvoir. Par conséquent, si le régime syrien accepte les accords de Genève I, il devra partir et transmettre le pouvoir », a-t-il noté.
Al-Azhar
M. Hariri s'est par la suite rendu au siège de l'université al-Azhar au Caire, où il a été reçu par le grand imam d'al-Azhar, cheikh Mohammad Ahmad al-Tayeb, en présence des membres de sa délégation ainsi que du conseiller diplomatique du cheikh d'al-Azhar, l'ambassadeur Mohammad Abdel Jawad.


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