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Liban - Les Archives Racontent... - Dans « L’Orient » Du 9 Mars 1962 Il Donne Ce Soir Son Premier Récital Au Théâtre Du Liban

Gilbert Bécaud à « L’Orient » : Je suis un paresseux... Mais ce que je peux travailler !

Bécaud, a déclaré un chroniqueur en mal de journal, Bécaud est la voix de notre époque. Il crie, il chante, il pétille de joie de vivre tout en restant très sensible, doué d'une émotion pudique et discrète qui n'éclate que dans ses chansons d'amour. Celui que certains courriéristes comparent à un câble de haute tension se trouve pour la seconde fois au Liban, cette fois-ci pour un vrai récital où il tiendra à partir de ce soir la scène du Théâtre du Liban pendant deux heures et trente chansons.
« Au Liban, je me sens vraiment chez moi ; je m'y suis fait des amis très chers lors de mon premier séjour il y a un an de cela.
– Gilbert Bécaud, vous qui êtes une vedette "arrivée"...
– ... Si l'on veut. Vous savez, dans la carrière, les hauts et les bas se succèdent, heureusement d'ailleurs ; sans ça, quel ennui! Actuellement, je suis dans mes bons jours, avec plusieurs chansons nouvelles qui seront intercalées avec mes vieux chevaux de bataille que le public redemande chaque fois. Il faut vous dire qu'avec mes paroliers, cela marche tout seul (...) Ils égrènent des mots, j'enfile des notes, on travaille très dur et au bout de quelque temps naît une petite chanson (...)
– ... Mais cela n'a pas l'air de venir tout seul.
– Surtout pour moi. Dieu sait si je déteste travailler et si la perspective de me lever à six heures du matin pour transpirer toute la journée sur une future rengaine m'enchante ! Mais au bout de quelque temps, l'on est accroché, littéralement "pris" par la musique. »

Propos recueillis par A. B.

Bécaud, a déclaré un chroniqueur en mal de journal, Bécaud est la voix de notre époque. Il crie, il chante, il pétille de joie de vivre tout en restant très sensible, doué d'une émotion pudique et discrète qui n'éclate que dans ses chansons d'amour. Celui que certains courriéristes comparent à un câble de haute tension se trouve pour la seconde fois au Liban, cette fois-ci pour un vrai récital où il tiendra à partir de ce soir la scène du Théâtre du Liban pendant deux heures et trente chansons.« Au Liban, je me sens vraiment chez moi ; je m'y suis fait des amis très chers lors de mon premier séjour il y a un an de cela.– Gilbert Bécaud, vous qui êtes une vedette "arrivée"...– ... Si l'on veut. Vous savez, dans la carrière, les hauts et les bas se succèdent, heureusement d'ailleurs ; sans ça, quel ennui!...
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